Bible-Info Automne 2006
Editorial

La lumière brillera du sein des ténèbres! 2 Corinthiens
4:6
Post Tenebras Lux
C’était la devise de Genève, inspirée par
les réformateurs, à l’époque où ils
avaient convaincu Jean Calvin, qui était en route pour Strasbourg,
de rester dans la ville. C’était en 1536 (voir l’article
dans ce numéro).
Cette même devise, Post Tenebras Lux («Après les ténèbres,
la Lumière») a été reprise par la Société
Biblique de Genève. Vous la retrouvez sur les Bibles que nous éditons.
C’est fortuitement, mais justement, que l’on trouve, dans
ce même numéro de Bible-Info, l’article concernant
Jean Calvin et celui présentant le très calviniste John
MacArthur, ainsi que la Bible d’étude dont il a dirigé
la rédaction. La version française de cette Bible est bientôt
prête. Elle sera présentée et dédicacée
lors d’une réunion publique à Genève, dans
la cathédrale de Calvin, le 26 septembre 2006 à 19 h 30.
Cieux, écoutez! terre, prête l’oreille! Car l’Eternel
parle.
Esaïe 1:2
Dans son introduction à la Bible traduite par son cousin Olivétan
en 1535 (une version qui compte encore quelques lecteurs inconditionnels!),
Jean Calvin encourageait chacun, «empereurs, rois, princes et peuples
soumis à l’empire de Christ», quelque soit son rang
social, à lire la Parole de Dieu:
Tout ce que je demande, c’est qu’il soit permis au peuple
fidèle d’écouter parler son Dieu, de se laisser instruire
par lui. Ne veut-il pas être connu de tous, du plus grand jusqu’au
plus petit? Ne promet-il pas que tous seront enseignés de Dieu?
… N’ordonne-t-il pas d’annoncer l’Evangile aux
pauvres? … Nos adversaires murmurent et s’indignent. Qu’estce
à dire, sinon qu’ils reprochent à Dieu sa générosité?
Oh! s’ils avaient vécu au temps où Philippe avait
six filles qui prophétisaient, comme ils auraient eu de la peine
à les supporter, si même ils ne les eussent pas maltraitées.
Et Jean Calvin poursuit en fustigeant ceux qui voudraient freiner la propagation
de la Bible.
Car Dieu a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire
resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ.
2 Corinthiens 4:6
Suivant l’encouragement vigoureux de Calvin, plusieurs projets
se préparent pour répandre largement cette Bible d’étude
MacArthur, en particulier en Afrique. Avec l’aide de missions qui
travaillent sur ce continent, elle pourra être distribuée
à de nombreux chrétiens en Afrique et en Europe, afin que
leurs coeurs resplendissent de la connaissance de Jésus Christ,
cette connaissance profonde qui apporte la grâce et la paix (2 Pierre
1:2).
Jean Calvin s’était installé à Genève
parce que sa vie était menacée à Paris. Si, depuis
bien longtemps, les chrétiens ne sont plus persécutés
à Paris, on ne peut pas dire que la ville se soit tellement ouverte
à l’Evangile. Mais la Bonne Nouvelle y est toujours annoncée,
chaque semaine, sur plus de 120 stands bibliques dans les rues et marchés
de la région. Et cet automne, les Eglises parisiennes s’organisent
comme chaque année pour lire la Bible en public, sur la place de
la Bastille, de la Genèse à l’Apocalypse, en trois
jours. Près de 500 ans après les débuts de la Réforme,
la ville est peut-être toujours hostile à l’Evangile,
mais la Parole de Dieu continue d’être annoncée. Car
«Dieu notre Sauveur, … veut que tous les hommes soient sauvés
et parviennent à la connaissance de la vérité (1
Timothée 2:3)».
Jean Pierre Bezin
In
memoriam
Jean-Louis Steudler
Le 8 mai dernier, le Seigneur a rappelé Jean-Louis Steudler dans
sa 87e année.
Né au Locle, dans une famille Action Biblique, il était
devenu instituteur avant de faire la 20e session de l’EBG/IBG. En
1945, il a été le premier des jeunes de l’AB à
partir en mission, au Caire, puis en Centrafrique. Après un long
et fructueux ministère, la famille est rentrée en Suisse
en 1976. Durant quelques années, il a exercé un ministère
pastoral au Pays de Montbéliard. Puis, parvenu à l’âge
de la retraite, le couple s’est installé à Neuchâtel.
C’est là qu’après une longue maladie, Colette,
son épouse, a gagné la patrie céleste. Jean-Louis
s’est mis ensuite à la disposition de l’Eglise AB de
Paris. En 1995, il a épousé Chantal Vilain, et ils se sont
établis près de Lausanne, puis à Besançon.
Durant plusieurs années, ils ont servi à la Maison de la
Bible. Ils ont collaboré au travail des éditions, ont relu
et corrigé des manuscrits, suivi différents projets, et
participé à la préparation de la Bible Scofield et
à la rédaction de ses chaînes de références.
Ils ont aussi analysé de nombreux ouvrages pour le comité
de lecture.
Nous adressons toute notre sympathie à Chantal et aux enfants.
Hanni Tarsis-Sawynich
Le 5 avril dernier, notre Dieu a repris Hanni Tarsis-Sawynich auprès
de lui, après de longs mois de maladie, qu’elle a patiemment
supportés.
Pendant de nombreuses années, elle a apporté une précieuse
contribution à l’oeuvre de la Société Biblique
de Genève, par ses talents de traductrice, notamment en traduisant
le journal Bible-Info dans sa totalité. Nous en sommes très
reconnaissants.
Elle a aussi joué un rôle important dans la rédaction
du journal de l’Action Biblique de Suisse allemande, AB Unterwegs.
La paix profonde qui l’habitait dans les moments les plus durs de
sa maladie était un exemple. Elle se savait dans les mains de Dieu,
ce qui l’encourageait et la rendait reconnaissante. Lorsque les
médecins lui ont annoncé qu’ils ne voyaient plus ce
qu’ils pouvaient encore faire pour elle, elle a trouvé la
paix en parlant avec un croyant qui lui a conseillé de ne pas s’attendre
à un miracle, mais de se préparer à quitter cette
terre. Elle a donc vécu ses dernières semaines dans une
paix intérieure profonde, soignée par son mari, puis s’en
est allée paisiblement vers son Père céleste. Nous
souhaitons toute la consolation de Dieu à son mari Sergej et son
fils Pawel.
Le
Mur des Réformateurs à Genève (7)
Jean Calvin (1509-1564)
Si l’on connaît la ville de Genève sous le nom
de «la cité de Calvin», c’est pourtant en Picardie
que Jean Cauvin, qui allait devenir le grand réformateur que l’on
sait sous le nom de Jean Calvin, a vu le jour dans une famille aisée,
le 10 juillet 1509.
Il fait des études soignées et, à Paris, s’intéresse
à la philosophie. Il vient prêcher à Noyon, sa ville
natale, mais son père le pousse à étudier plutôt
le droit. Son savoir fait l’admiration des autres étudiants
et des professeurs.
Après la mort de son père, excommunié, en 1531, Calvin
repart pour Paris et écrit son Commentaire sur le livre de Sénèque
touchant la vertu de la clémence. C’est alors qu’il
prend la résolution de se consacrer entièrement à
Dieu. Au collège Montaigu, il se lie d’amitié avec
plusieurs adeptes des idées de la Réforme. Mais on ne sait
quand, exactement, il est touché par la vérité de
l’Evangile et du salut par grâce, et rejette l’enseignement
de l’église romaine. A la suite d’une émeute
provoquée par un sermon de son ami Nicolas Cop, qui doit s’enfuir
à Bâle, Calvin est menacé et se réfugie à
Saintonge, chez un jeune homme riche. Ce dernier lui demande de rédiger
quelques sermons, lus par certains des curés de l’endroit,
afin de donner au peuple le goût de la vraie et pure connaissance
de son salut par Jésus-Christ.
Recherché par les autorités, Calvin décide de quitter
la France en compagnie de son ami de Saintonge. En chemin, un de leurs
deux serviteurs leur dérobe tout leur argent et un cheval. C’est
donc totalement démunis qu’ils arrivent à Bâle.
Il écrit son Institution de la religion chrétienne, qui
va devenir la somme de la foi réformée, à l’intention
de François 1er qui, toutefois, n’en aura pas connaissance.
De Bâle, Calvin se rend en Italie, revient à Bâle,
puis part pour Paris afin de mettre de l’ordre dans ses affaires.
Il veut d’abord rallier Strasbourg et doit emprunter pour cela des
chemins détournés qui le mènent à… Genève.
Cette ville a depuis peu accepté la cause de l’Evangile,
grâce à deux serviteurs de Dieu, Guillaume Farel et Pierre
Viret. Pressé par eux, Calvin accepte, après bien des hésitations,
de rester à Genève pour y enseigner la théologie.
Il est combattu entre autres par les anabaptistes et calomnié par
un apostat, le professeur parisien Pierre Caroli, mais toutes les attaques
ne font que renforcer sa foi.
Un an plus tard, plusieurs séditions surviennent à Genève.
La majorité du Conseil n’est plus du côté de
la justice et il ordonne aux ministres de l’Evangile de quitter
la ville dans les trois jours en raison de leur refus d’administrer
la Cène à certains. Il est vrai que Calvin s’oppose
à ce que l’on reçoive à la Table du Seigneur
ceux dont on ne sait pas s’ils ont renoncé à l’idolâtrie
et aux «superstitions papistes». Peu après Pâques
1538, Calvin est accueilli à Strasbourg, où il fonde une
église dans laquelle il établit la discipline ecclésiastique.
Il y enseigne aussi la théologie. L’année suivante,
il complète son ouvrage «Institution chrétienne»,
écrit son «Commentaire sur l’épître aux
Romains» et le fascicule «La Cène du Seigneur».
Le 13 septembre 1541, c’est le retour définitif à
Genève. Ses ennemis ont disparu, la ville l’a rappelé
et Strasbourg a accepté, à regret, de le laisser partir.
Quant il remonte en chaire à la cathédrale Saint-Pierre,
devant une foule immense, il ne blâme personne et continue l’explication
de la Bible là où il l’avait laissée. S’appesantir
sur le passé est, pour lui, une faute, il faut aller de l’avant,
prêcher, fonder la communauté sur la Parole de Dieu. Viret
le seconde durant deux ans, et Farel lui est accordé par Neuchâtel
pour quatre semaines. Les trois amis forment le fameux «Trépied»
que nous avons déjà évoqué dans l’article
précédent.
Une société nouvelle se dessine, dont la base doit être
la famille selon la Parole. Calvin, que l’on présente aujourd’hui
comme austère et tyrannique, était pourtant d’un caractère
jovial et doux. Il est le premier à présenter la sexualité
sous son jour le plus vrai. Dans son «Commentaire sur le Pentateuque»,
il écrit que Dieu a créé l’homme mâle
et femelle, ce qui fonde, à ses yeux, l’égalité
entre eux. Le mariage est un remède nécessaire qui restitue
au sexe sa pureté d’origine. Ses convictions sur les droits
de la femme sont révolutionnaires. Il révolutionne aussi
l’éducation. Chaque enfant a droit à l’accès
à la culture. Dans le collège installé dans le couvent
désaffecté de Rive, on enseigne le latin, le grec, le français
et un peu d’hébreu, mais aussi les belles-lettres, la musique.
Ce système pédagogique est le plus progressiste de son temps.
Le collège est transféré à Saint-Antoine et
un recteur hors pair est trouvé en la personne de Théodore
de Bèze. Le rayonnement de l’établissement est grand,
on s’en inspire à Nîmes, Heidelberg, Bâle, les
professeurs sont parmi les plus prestigieux du moment, et les élèves
y viennent de partout. Ils seront environ 2000 en 1566. Ainsi Genève
forme-t-elle ses pasteurs, ses magistrats, ses citoyens.
Il prend la résolution de se consacrer entièrement à
Dieu.
Calvin applique également les préceptes bibliques dans
le domaine social en fondant notamment l’Hôpital général,
où chacun peut être soigné. Il est le grand maître
de la charité vivante et éclairée. Il fait aussi
de nombreux efforts afin de ménager des rapports justes et harmonieux
entre le politique et le spirituel, mais c’est là, souvent,
sujets de tensions.
Durant son ministère, Calvin échappe à un complot
ourdit par certains hommes d’affaires qui mènent une vie
débauchée et n’acceptent pas que, pour cette raison,
on leur refuse de participer à la Cène. Il doit encore lutter
contre des contradicteurs pernicieux, dont Michel Servet, Jérôme
Bolsec, François Baldouin entre autres. Epuisé par le travail
et gravement atteint dans sa santé, il est contraint de garder
le lit, mais continue à parachever les textes qu’il a écrits
et à s’occuper de l’Eglise.
Le 25 avril 1564, il rédige son testament, le lendemain il reçoit
ses amis, assiste peu après à la nomination de son successeur,
puis s’éteint le 24 mai. Son oeuvre littéraire est
énorme et on lui connaît 4200 lettres. Il a contribué
de manière importante au renom international de Genève et
Théodore de Bèze note à son propos: «La plus
grande lumière qui fut en ce monde pour la direction de l’Eglise
de Dieu fut enlevée au Ciel.» Calvin ne verra pas tout le
développement de la Réforme, dont les idées sont
répandues à travers l’Europe par des marchands ambulants,
mais il aura grandement contribué à leur diffusion.
René Neuenschwander
John
MacArthur vu par Florent Varak

A l’occasion
de la parution de la Bible d’étude avec commentaires de John
Mac Arthur cet automne, nous avons souhaité présenter aux
lecteurs l’auteur de ces commentaires. Voici une interview de Florent
Varak, pasteur de l’Eglise Evangélique des Frères
du Grand Lyon, qui a eu l’occasion de rencontrer plusieurs fois
John MacArthur, et qui a participé à la réalisation
de cette Bible d’étude en français.
Florent Varak, vous avez déjà eu l’occasion
de rencontrer John MacArthur. Auriez-vous une anecdote à nous partager,
un souvenir qui vous a marqué dans votre contact avec lui?
Je repense à ce 31 octobre 1999, à l’IBG. Assis
dans la salle de conférence, j’attendais John MacArthur qui
devait prendre la parole devant quelques 600 personnes. J’avais
un peu le trac. Je devais le traduire en direct, et il a la réputation
d’être vif. En plus, c’est quelqu’un qui en impose.
Nous nous sommes assis autour d’une table. Il était posé,
attentionné, souriant, et ne correspondait pas du tout à
l’image «professionnelle» que je m’étais
faite. Soudain, c’était la grosse surprise. Il s’est
tourné vers moi et m’a demandé: «Florent, sur
quoi me conseilles-tu de prêcher ce matin?» Inquiet, je me
suis demandé: «Se serait-il mal préparé? Est-il
moins exigeant en déplacement qu’il ne l’est pour son
Eglise?...» Son choix s’est arrêté sur un texte
de 2 Corinthiens 5, et nous nous sommes dirigés vers l’auditorium.
Non que je regrettais d’avoir fait tant de publicité auprès
de mes étudiants, mais j’étais quand même perplexe!
Bien entendu, mes craintes étaient infondées. L’Ecriture
a été mise en avant avec force, clarté, conviction
et simplicité. Pendant une semaine, MacArthur a enseigné
plusieurs heures par jour, avec pour seules notes un plan général
tenant sur une demi-page. Aucune question ne lui a été épargnée:
éthique, théologie, bibliologie… Ses réponses
spontanées, ancrées dans l’Ecriture, révélaient
la richesse de sa marche avec la Parole.
Pouvez-vous nous parler brièvement de sa vie?
John MacArhur est né en juin 1939. Il a épousé Patricia
en 1963, et ils ont eu deux fils et deux filles, aujourd’hui mariés
et engagés dans l’Eglise. Il a obtenu sa maîtrise de
théologie en 1961, puis deux doctorats honoris causa en 1976 et
1977.
Il est devenu pasteur de l’Eglise Grace Community Church en 1969.
Depuis 1986, il préside en plus la faculté de théologie
Master’s Seminary, en Californie.
Il a écrit près de 250 ouvrages, livres, articles, études
bibliques, dont plusieurs best-sellers. C’est l’organisation
Grace to You qui diffuse ses prédications. Elles sont retransmises
sur les ondes pour le monde anglophone et le monde hispanique.
Il est le premier à donner la gloire à Dieu pour son ministère.
Il n’est motivé que par le désir d’approfondir
sa compréhension des Ecritures, laissant au Seigneur le soin de
l’impact de son enseignement, une influence facilitée par
le nombre et la qualité de ses collaborateurs. Formés à
ses côtés pendant quelques années, ils assument d’autres
fonctions dans diverses Eglises à travers le monde.
La Bible d’étude avec commentaires de John MacArthur restera
sans doute la plus belle marque d’une vie consacrée à
enseigner la Parole de Dieu.
Vous avez fait un séjour d’une année
aux Etats-Unis, où vous avez fréquenté l’Eglise
de John MacArthur. Que vous a apporté ce temps?
Pendant cette année où j’ai eu le privilège
d’observer son ministère, j’ai été particulièrement
impressionné par quatre de ses qualités:
Sa passion: il aborde tout avec enthousiasme. Un tournoi de golf, une
étude biblique, une réunion d’anciens, une formation
en Russie... Son amour pour le Seigneur est profondément stimulant.
Et il s’entoure d’amis également passionnés,
même s’ils ne partagent pas en tout point la même théologie
(Dr Sproul, ou Mahoney).
Son courage: il n’a jamais sacrifié la vérité
sur l’autel du consensus. Ses prédications laissent rarement
indifférent. Il n’a pas hésité à enseigner
l’Ecriture, s’opposant aux excès charismatiques, au
nivellement oecuménique, ou à la volonté d’établir
des ministères pastoraux féminins.
Son attitude de soumission: pris à partie pour une prédication
où il exposait une perspective erronée, il a pris le temps
d’examiner les Ecritures et de se remettre en question, avant de
renoncer publiquement à ce qu’il avait antérieurement
tenu.
Sa compassion: de nombreux ministères auprès des handicapés
et des défavorisés sont issus de l’assemblée
dont il est le pasteur. Et ses positions ne l’ont pas empêché
de développer des amitiés avec ceux dont il désapprouvait
les orientations. Sur un plateau de télévision, je l’ai
vu s’opposer au mariage homosexuel tout en exprimant envers son
interlocuteur un amour tel que ce dernier a exprimé le souhait
de venir le voir dans son Eglise.
Merci Florent, pour votre collaboration!
Pourquoi éditer La Sainte Bible avec commentaires de John MacArthur
en français?
Longtemps privés de Bible d’étude, et ce jusqu’à
la parution de la Bible Scofield en 1975, les chrétiens francophones
ont peut-être aujourd’hui l’impression de devoir faire
face à une avalanche de tels outils, sans trop savoir ce qui les
différencie.
Qu’apportera la Bible d’étude MacArthur?
- Il s’agit d’une Bible avec commentaire quasi systématique
des versets (près de 16 000 notes de ce genre qui en font probablement
la Bible d’étude francophone la plus complète à
ce jour), ce qui la distingue des Bibles Scofield ou Thompson, plus
utiles par leurs chaînes de références.
- Il s’agit d’une Bible avec commentaires d’ordre théologique,
ce qui la distingue de la Bible d’étude NBS, plutôt
axée sur les notes textuelles et les informations historiques.
- Il s’agit d’une Bible qui prend position sur les débats
théologiques, ce qui la distingue de la Bible d’étude
Vie Nouvelle, dont l’objectif est de présenter les diverses
interprétations possibles et de proposer une application pratique
des textes.
Finalement, la Bible d’étude existante la plus proche dans
son concept est probablement celle du Semeur: des commentaires quasi systématiques
avec un exposé du sens de l’original, des informations historiques,
archéologiques et géographiques, ainsi que des explications
doctrinales qui reconnaissent l’autorité et l’inspiration
de la Parole de Dieu, et un index thématique. Nous revenons alors
à notre question de départ: “Pourquoi éditer
la Bible d’étude MacArthur?” Parce que John MacArthur
propose des lignes d’interprétation différentes de
celle du Semeur, notamment du fait de ses convictions très calvinistes
et prémillénaristes. Ainsi, la comparaison entre leurs commentaires
est particulièrement intéressante, puisqu’elle permet
de mieux cerner ce qui distingue, ou au contraire réunit, les deux
principaux courants évangéliques.
La Société Biblique de Genève espère que la
parution de cette Bible stimulera l’étude personnelle de
la Parole de Dieu et contribuera ainsi à la croissance de l’Eglise.
Viviane André
Flash
bénévoles

Un accompagnateur aux tâches variées
Mes premiers contacts avec la Société Biblique de Genève
remontent à l’an 2000!
J’avais alors simplement proposé mes services à la
Maison de la Bible de Bâle, si les circonstances l’exigeaient.
La collaboration qui en est résultée a été,
et reste, une vraie formation continue pour moi, et je l’espère,
une aide pour cette librairie.
J’ai pu me familiariser avec les étapes multiples qui marquent
le cheminement d’un livre depuis sa conception jusqu’au client,
en passant par l’imprimerie, le distributeur et la librairie. J’ai
pu participer à la rénovation et à l’agrandissement
du magasin. Finalement, ma fonction s’est cristallisée autour
de celle d’un accompagnateur.
Dans ce rôle, j’essaie de développer des qualités
indispensables: écouter, un peu parler, aimer lire la Bible et
désirer la faire connaître, persévérer dans
les difficultés. Combien de fois la question a été
posée: faut-il continuer, ou fermer le magasin? Et finalement,
j’ai eu la joie de vivre l’anniversaire des 40 ans de la Maison
de la Bible de Bâle: une belle performance à une époque
du tout à jeter, où les boutiques s’ouvrent et se
ferment au rythme des modes passagères. Mais la Parole de Dieu,
elle, demeure éternellement. C’est notre responsabilité
de participer à ce défi, de tout faire pour que ce témoignage
reste présent dans nos villes. Le Seigneur travaille de son côté;
Il fortifie ma foi en intervenant dans des situations très particulières,
lors du renouvellement d’un bail, par exemple.
C’est aussi important pour moi de collaborer avec une oeuvre qui
développe des nouvelles traductions de la Bible, non pas simplement
comme outils pour une étude personnelle, mais surtout dans le but
de rendre la Parole de Dieu compréhensible pour le monde actuel,
sans en trahir le contenu. La Bible de mon enfance est devenue incompréhensible
pour la génération de mes enfants, et je me rends compte
que cette évolution va en s’accélérant!
La rencontre hebdomadaire pour la prière, le partage avec un cercle
d’amis et avec le ou les responsables du magasin, l’écoute,
les possibilités de contacts inter-églises sont autant d’aspects
heureux de ce service. J’ai été stimulé à
élargir mes connaissances sur des sujets pratiques en relation
avec le service chrétien, à y réfléchir et
à les travailler pour moi-même. Je pense au bénévolat,
ou encore à la peur des changements et à la peur de la nouveauté!
J’ai aussi été stimulé à suivre des
cours de missiologie, non pas en vue d’un départ à
l’étranger, mais pour mieux comprendre ceux qui travaillent
dans un service chrétien, pour mieux saisir leurs préoccupations,
ou leur isolement parfois. Pour la même raison, je m’initie
à la relation d’aide en suivant des cours de base.
Cette collaboration avec la Maison de la Bible est un enrichissement continuel
pour moi. Les rencontres annuelles auxquelles j’ai pu participer
m’ont fait découvrir une nouvelle famille au sein de laquelle
je peux m’engager pour maintenir son développement, sa cohésion,
son sain fonctionnement, et dans laquelle chaque membre individuel est
appelé à rester fidèle là où Dieu l’a
placé.
Michel Horisberger
La Maison de la Bible de Madagascar

Bientôt un an…
La Maison de la Bible de Madagascar a ouvert ses portes vers la
fin du mois de novembre 2005. Françoise Rakotondrafara, dont nous
avions publié le témoignage dans Bible-Info n°4/2003,
a commencé à y travailler en tant que bénévole,
deux semaines après son ouverture. Voici ce qu’elle nous
écrit:
«Etant donné que j’étais au chômage,
je suis reconnaissante au Seigneur de m’avoir donné l’occasion
de le servir à la Maison de la Bible. La MB de Madagascar se situe
aux alentours du centre-ville d’Antananarivo, la capitale. Au début,
les gens avaient du mal à trouver son emplacement, mais nous avons
dressé des stands dans les différentes églises, fait
de la publicité à la radio et à la télévision,
ce qui en a favorisé la fréquentation.
Malgré le faible pouvoir d’achat, les gens parviennent
à s’acheter des livres
Parmi les clients, il y a des pasteurs et des dirigeants d’associations
chrétiennes, qui viennent se fournir en Bibles et en littérature
chrétienne. Nos ouvrages s’adressent tant aux enfants qu’aux
adultes. Le fait que j’ai étudié à l’Institut
Biblique de Genève me permet de conseiller les visiteurs dans le
choix de livres selon leurs besoins: ouvrages de théologie, de
témoignage, d’édification.
Malgré le faible pouvoir d’achat des Malgaches, bon nombre
de clients parviennent à s’acheter des livres, bien que les
plus intéressants, comme les Bibles d’étude, ne soient
pas à leur portée. J’ai constaté que la demande
concerne surtout les Bibles et la littérature en langue malgache,
même si beaucoup recherchent des ouvrages en français. On
nous demande souvent des Bibles en anglais dans différentes versions,
mais la MB n’est pas encore bien achalandée à ce niveau.
Nous espérons pouvoir améliorer notre stock de littérature
dans les trois langues: malgache, français et anglais.
A Madagascar, l’évangélisation est encore très
libre
Il est même arrivé, lors d’une action de la Maison
de la Bible, que des gens nous demandent des Bibles en allemand ou en
espagnol. Nous l’avons spécialement constaté durant
la semaine de la grande foire, en mars-avril. C’était une
première, pour la population, de voir un stand biblique dans une
foire! Comme il y a quatre foires par an dans la capitale, la MB forme
le projet d’y être présente à chaque fois. En
même temps, nous avons distribué des traités d’évangélisation
à tous ceux qui s’approchaient du stand. A Madagascar, l’évangélisation
est encore très libre et nous en remercions le Seigneur.
Je suis toujours encouragée de voir des personnes acquérir
une Bible ou des livres, car comme pour toutes les MB, notre but est de
propager la Parole de Dieu et les écrits chrétiens pour
l’édification. La Maison de la Bible a trois employés
à plein-temps et quelques bénévoles lors d’actions
spéciales. Elle a comme projet d’ouvrir une bibliothèque-centre
de rencontres. Des projets d’annexes sont déjà en
cours dans deux provinces de l’île. La MB n’ayant en
sa possession qu’un vieil ordinateur, nous serions reconnaissants
si nous pouvions obtenir un meilleur équipement informatique, ce
qui nous permettrait d’être mieux organisés. Nous avons
aussi des collaborations et des contacts avec les autres associations
chrétiennes établies à Madagascar, comme la Société
Biblique Malgache, la Ligue pour la Lecture de la Bible et les autres
librairies chrétiennes de la capitale.»
Françoise et Toky
Recension

Chute vers le ciel
Une ombre sur une radio… l’attente anxieuse des résultats
d’examens… le diagnostic qui tombe: cancer! La vie bascule.
Et c’est le commencement d’un long et terrible combat thérapeutique,
pour tenter de vaincre la maladie à l’issue incertaine. C’est
ce qu’a vécu Nobby (Norbert Ammon) à 28 ans, et que
vous lirez dans ce témoignage poignant, honnête et plongeant
jusqu’aux profondeurs de l’âme.
Mon Dieu, pourquoi cette maladie?
Les questions fusent: «Pourquoi Dieu permettait-il cela? Voulait-il
ma fin? A quoi me servait-il d’être chrétien, si les
choses allaient pour moi plus mal que pour la plupart des non-croyants?...
Et au moment même où je cherchais à mieux le connaître,
où je lui obéissais davantage et où mon amour pour
lui s’approfondissait.»
Dans sa détresse, comme David dans 2 Samuel 22:7, Nobby invoque
l’Eternel, son Dieu. «J’ai laissé à ses
pieds mon amertume, ma déception, mes peurs, mes questions et mes
doutes. Et tandis que, pleurant, je répandais mes plaintes devant
lui, j’ai compris peu à peu que c’était moi
qui avais tort, et non lui. Dieu n’avait aucune obligation envers
moi. Six ans auparavant, j’avais remis la direction de ma vie à
Christ.» Alors il prie: «Seigneur, même si je ne te
comprends pas et même si mes sentiments voudraient me pousser dans
la rébellion, je te fais confiance. Tes voies sont parfaites. Je
crois que ma maladie n’est pas une punition, mais un moyen que tu
utilises pour m’éduquer.»
Suis-je prêt à mourir?
Il se souvient que l’apôtre Paul disait: «Car Christ
est ma vie, et la mort m’est un gain» (Philippiens 1:21)…
«Et pour moi, qu’en était-il? La mort m’était-elle
un gain? A cette question, ma raison répondait: “Bien sûr,
au ciel, tout est bien plus beau qu’icibas!” Mais mes sentiments
objectaient: “Je préfère tellement guérir et
vieillir en compagnie de ma chère épouse!” Ma crainte
de la mort demeurait grande. Toutefois… ce qui m’apparaissait
comme le pire était en fait le meilleur qui puisse m’arriver.
Car pour moi, en tant que chrétien, mourir n’était
rien d’autre qu’arriver au port, rentrer à la maison.»
Prier pour guérir?
«Ce n’est qu’au ciel que nous expérimenterons
la victoire totale et définitive sur le péché et
la maladie (Romains 8:23). Pour moi il était donc clair que les
chrétiens peuvent demander à Dieu la guérison, mais
que, se soumettant à sa souveraineté, ils le laissent décider
de l’exaucement… J’étais convaincu qu’un
Dieu qui déclare être un Dieu d’amour ne laissait pas
ses enfants souffrir sans raison.»
«C’est Dieu qui sait comment il pourra se glorifier: soit
il me donnera la force de parler de lui et de le servir activement …
soit il me donnera la force de mourir et de me remettre à lui en
priant: “Oui, Père, que ta volonté soit faite!”
Dans un cas comme dans l’autre, notre entourage verra que Dieu est
vivant, et c’est cela l’essentiel. Ce qui m’apaisait,
c’était de pouvoir me dire: le combat, c’est son affaire!»
Oui, il y a une différence entre le croyant et l’incroyant!
A travers le témoignage de Nobby et de Kerstin, nous retrouvons
nombre de problèmes et de réflexions qui sont les nôtres
lorsque nous affrontons une maladie grave. En nous exposant son cheminement
et sa foi persévérante, Nobby nous encourage spirituellement
et nous montre comment grandir en Christ, même pendant les passages
les plus difficiles. Oui, il y a réellement une différence
entre un malade né de nouveau en Jésus-Christ et un malade
incroyant!
Dominique Ardellier
Quand
l’histoire dépasse le livre
15 novembre 2004. Notre séance d’édition se termine.
Nous avons décidé plusieurs nouveaux projets, dont la traduction
d’un témoignage qui, si l’on en croit les analyses
que nous avons sous les yeux, est très touchant. L’original
est en allemand, et il s’intitule Absturz Richtung Himmel1. C’est
l’histoire de Norbert, un jeune chrétien qui, à 28
ans, apprend qu’il a le cancer. Nous prévoyons cette édition
pour février 2006.
Deuxième étape après la décision du comité:
la demande de droits à l’éditeur original. Je prends
contact avec CLV en Allemagne. Aucun problème, nous pouvons aller
de l’avant. Reconnaissants, nous ouvrons le dossier.
Le planning étant déjà chargé de plusieurs
projets en cours, quelques mois passent. Puis, au début de l’été
dernier, je découvre avec émotion sur Internet qu’entre-temps,
Norbert a été rappelé auprès du Seigneur,
qu’il n’est plus. Quelques mois plus tard, début décembre,
en pleine préparation du texte français (correction de la
traduction, choix des photos, etc.), je prends contact avec Kerstin, son
épouse, et après lui avoir exprimé ma sympathie pour
l’épreuve qu’elle traverse, je lui demande si elle
peut m’envoyer quelques photos pour illustrer le livre. Je lui explique
aussi que nous aurions besoin d’un épilogue pour actualiser
l’édition française.
C’est toujours une expérience particulière, lorsqu’on
travaille à l’édition de livres, d’entrer en
contact avec les auteurs. Nous avons plusieurs échanges de mails,
toujours en allemand, puis, un jour, alors que ce n’est pas une
habitude dans les contacts que j’ai avec les auteurs, je rajoute
un PS: «Si, un jour, vous revenez en Suisse, n’hésitez
pas à venir nous voir, nous nous réjouirons de vous accueillir!»
Cela fait «tilt»! Kerstin, qui est infirmière depuis
plusieurs années, mais qui a repris des études pour devenir
traductrice, est justement à la recherche d’un stage en francophonie.
Elle se renseigne sur notre site, et découvre que nous sommes toujours
prêts à accueillir des bénévoles. Prenant son
courage à deux mains, elle m’écrit à nouveau,
mais en français cette fois, pour me demander si nous ne pourrions
pas l’accueillir pour un stage au printemps de cette année.
Et c’est ainsi que, de fil en aiguille, le projet se concrétise.
Début avril, à peine plus d’un mois après la
sortie du livre de son mari en français, Kerstin arrive à
Romanel pour nous aider. Pour moi, c’est vraiment un privilège,
après avoir passé plusieurs semaines à «fignoler»
l’expression française de ce témoignage très
touchant, de pouvoir faire connaissance de l’épouse de Norbert.
Ces deux mois passés à travailler avec Kerstin, qui nous
a beaucoup aidés dans le domaine des éditions, notamment
par des traductions, ont été une expérience particulièrement
enrichissante, et je garde un très bon souvenir des précieux
moments de partage fraternel que nous avons eus ensemble.
Et pour Kerstin, outre l’objectif linguistique, ce séjour
était l’occasion de jeter un regard «derrière
les coulisses» d’une maison d’édition chrétienne,
de servir le Seigneur en francophonie et de se faire de nouveaux amis.
Il est toujours encourageant de voir combien Dieu conduit nos vies pour
le mieux!
Olivia Festal, Service des Editions
Le coin du traducteur

Quand l’Antéchrist devient un Antichrist
La version Segond 21, comme on le sait, vise à actualiser le
langage de la Bible tout en s’inscrivant dans la lignée des
traductions formelles. Une des étapes du processus a consisté
à consulter les dictionnaires français pour déterminer
quels étaient les mots devenus obsolètes ou dont le sens
avait changé. Pourquoi donc avoir remplacé un mot bien français
(Antéchrist), qui figure dans les dictionnaires de référence
que sont le Petit Robert et le Larousse, par un terme anglais qui ne s’y
trouve même pas (Antichrist)?
Même si l’on peut considérer que le personnage ainsi
désigné est décrit dans d’autres passages,
le terme grec antichristos n’apparaît que sous la plume de
l’apôtre Jean dans la Bible (1Jn 2:18, 22; 4: 3; 2Jn 7). Il
est déjà traduit par «Antéchrist» dans
la Bible de Genève, datée de 1669. On trouve parfois, dans
les commentaires, l’idée que l’Antéchrist est,
littéralement, celui qui vient «avant le Christ». L’explication
est certes correcte, d’un point de vue étymologique, pour
le français, mais, outre le fait qu’il faut éviter
de bâtir des développements théologiques sur des considérations
étymologiques, elle ne correspond pas à la formulation grecque.
Celle-ci porte bien antichristos, qui peut signifier «contre le
Christ» ou «à la place du Christ». Le premier
sens n’étonnera pas les francophones, habitués à
des mots tels que anticléricalisme, anticonformisme, antidépresseur…
En fait, la préposition «ante» que rend le terme Antéchrist
est latine, tandis que la préposition anti est grecque. On voit
mal pourquoi Jean, rédigeant ses épîtres en grec,
aurait utilisé une préposition latine et l’aurait
associée à un élément typiquement grec (Christos).
Du reste, les manuscrits grecs et même la Vulgate, la version latine
de la Bible, portent «anti».
C’est donc par souci de respecter la formulation et la pensée
bibliques que le terme d’Antichrist a été introduit
dans la version Segond 21.
Viviane André
Nos
lecteurs nous écrivent...
Suisse
Chers amis de la SBG! Chers frères et soeurs en Christ! Chère
équipe de la NGÜ! C’est avec beaucoup de joie que je
regarde le site internet de la NGÜ! Je vous remercie beaucoup pour
ce travail important! Les rubriques du site sont formidables! Je trouve
aussi que c’est merveilleux:
il y a toute une bonne et compétente équipe de traducteurs,
y compris une dame!! Je vous salue cordialement avec mes meilleurs voeux
de riches bénédictions de notre Seigneur sur votre travail,
votre service et votre ministère! J’espère que le
Seigneur utilisera cette formidable traduction partout dans son Eglise
de langue allemande!
W. K., Bern
Depuis quelques années, je suis profondément convaincu
de la grande valeur de votre travail. Chaque jour, je me «délecte
» en lisant l’agenda «Aujourd’hui». C’est
une bénédiction pour moi. … J’ai appris par
Bible-Info que vous cherchiez à connaître les rubriques qui
intéressent le plus vos lecteurs. En ce qui me concerne, c’est
le thème «Le temps et l’éternité »,
sur lequel vous avez publié un double article dans les numéros
d’automne et d’hiver 2005, écrit par J.-C. Nicolet.
Je trouve ces réflexions très intéressantes.
J. R., Uetikon am See
Tchad
Nous vous remercions et nous sommes très heureux du colis de
littérature envoyé pour le service du Seigneur Jésus.
Vos littératures sont bonnes pour les écoles du dimanche
et pour les serviteurs de Dieu. Chers collaborateurs à l’oeuvre
du Seigneur, nous vous saluons et vous remercions pour votre amour envers
nous au Tchad. Que Dieu vous bénisse.
S. G., Doba
Mémento
de prière
Paris
Remercions pour: Sandrine Tipaka, élève infirmière
réunionnaise, qui a voulu donner un mois de ses vacances pour venir
aider bénévolement à la MB. – Une bonne reprise
des ventes en juin. – Prions pour: L’avenir de notre librairie,
avec la décision du tribunal, attendue pour la mi-septembre. –
Le départ de Thomas pour la fin de l’année, et sa
recherche d’emploi dans la région poitevine. – La recherche
de son remplaçant. – Un jeune papa, séparé
de son épouse, qui est venu nous parler longuement lors de la gay-pride
et partager le fardeau de ses attirances vis-à-vis de la communauté
homosexuelle. Que le Seigneur le libère et le garde.
Bordeaux
Remercions pour: Les encouragements que Dieu nous donne: nous sommes
reconnaissants de voir sa main agir à travers la MB. Ce dernier
trimestre, nous avons eu en différentes occasions de bons entretiens
avec deux personnes, toutes deux anciens toxicomanes. Nous prions avec
chacune d’elles et avons pu guider l’une vers une Eglise évangélique.
Belfort
Remercions pour: La bonne entente entre les différents collaborateurs
et la volonté de communication et de travail d’équipe.
– Prions pour: La sagesse dans la gestion administrative et financière
de l’association. – Un projet d’acquisition de logiciels
(comptabilité et gestion des stocks). Le discernement et la sagesse
dans l’accueil et le conseil aux clients et aux personnes qui viennent
pour la première fois. – La protection et la fréquentation
du magasin. – Le développement des ventes (en baisse par
rapport à 2005).
Lyon
Prions pour: Les réflexions en cours sur l’évolution
de la logistique des Maisons de la Bible en France. Que le Seigneur nous
donne de la sagesse dans l’orientation à prendre et dans
toutes les implications qui pourraient en découler.
Romanel
Remercions pour: La Bible d’étude MacArthur qui paraît
ces jours, et qui a représenté un gros travail pour toute
l’équipe d’édition et de production des Bibles.
– La venue de Markus, en stage parmi nous pour une année,
qui remplace Corina au service des commandes germanophones. – Prions
pour: L’impact de la Bible d’étude MacArthur en francophonie,
et sa dédicace, qui aura lieu le 26 septembre prochain, à
19h30, à la cathédrale St-Pierre à Genève,
en présence de John MacArthur. – La diffusion des 30 000
Bibles miniatures en français et en italien (15 000 dans chaque
langue) que l’imprimeur doit nous livrer ces prochains jours.
Association MB France
Nous sommes reconnaissants pour le soutien grandissant aux projets d’évangélisation
et d’aide à l’ouverture de nouvelles librairies chrétiennes.
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