Home arrow BibleInfo arrow Numéros précédents arrow Hiver 2006
Hiver 2006 Version imprimable Suggérer par mail

Bible-Info Hiver 2006



 

 Editorial

Recherchez le bien de la ville où je vous ai menés…
Jér 29:7

L'Europe francophone (Belgique, France et Suisse) compte environ 1100 communes de plus de 10'000 habitants, et il ne se trouve une librairie chrétienne que dans à peine une ville sur trois. De plus, ce calcul prend en compte toutes les librairies dites chrétiennes, qu'elles soient protestantes, catholiques ou évangéliques.
Par conséquent, plus de 700 communes sont privées de cette forme de témoignage. Elles ne disposent pas d'une vitrine qui annonce l'Evangile à ceux qui ne fréquentent plus d'église depuis plusieurs générations maintenant. Pourtant, tout comme au début du ministère des Maisons de la Bible, la librairie reste un témoignage simple mais bien présent dans la vie quotidienne de nos contemporains.

Comment trouver l'équilibre?

Que les lecteurs germanophones me pardonnent si je me penche sur ce sujet propre à la francophonie en Europe. En effet, si les librairies chrétiennes des pays de langue allemande souffrent aussi, comme le rapportait récemment la Société Biblique Allemande, la situation est loin d'être celle de la francophonie.
Comme pour les librairies généralistes, il n'est pas facile d'équilibrer l'activité d'une librairie chrétienne. Sur douze magasins francophones des Maisons de la Bible en Suisse et en France, seuls deux sont sensiblement bénéficiaires. Les autres sont soit équilibrés, soit plus ou moins déficitaires, et l'équilibre de l'ensemble n'est obtenu que grâce au soutien de l'activité d'édition.

Limiter les charges

Une librairie indépendante peut trouver son équilibre de trois façons. La première est d'être implantée dans une très grande ville, comptant suffisamment de chrétiens clients pour équilibrer les coûts de fonctionnement et les charges salariales. Comme je l'ai dit plus haut, nous n'avons que deux librairies dans ce cas à la Maison de la Bible. Même celles de Lyon et Marseille ne sont pas équilibrées. La deuxième façon est de limiter le plus possible les coûts et les charges. Ainsi, en acquérant le local, on évite de payer un loyer, et en organisant la gestion de la librairie avec des bénévoles, on limite, voire élimine, les charges salariales. Le soutien d'une ou plusieurs églises locales peut aussi contribuer à cet équilibre. La plupart des librairies chrétiennes trouvent leur équilibre dans un savant mélange de ces trois ingrédients: pas ou peu de loyer, bénévolat et soutien local.

Tout comme au début du ministère des Maisons de la Bible, la librairie reste un témoignage simple mais bien présent dans la vie quotidienne de nos contemporains.

C'est d'ailleurs un très beau projet pour une église, ou mieux, pour deux ou trois églises d'une même ville, que d'ouvrir une librairie. C'est une façon très efficace d'aller à la rencontre des habitants. La librairie doit être suffisamment indépendante par son emplacement et son témoignage pour que son activité ne soit pas perçue comme une stratégie de prosélytisme. Notre objectif doit être d'aider nos contemporains à rencontrer leur Seigneur, et non pas de les faire venir «chez nous» (voir aussi, dans ce numéro, l'article de Mackintosh sur le témoignage du libraire).
Nous connaissons plusieurs projets d'églises de cette sorte, et nous espérons qu'ils se concrétiseront tous. La Maison de la Bible met volontiers à profit son expérience pour aider les projets raisonnables et équilibrés à voir le jour.
Enfin, il y a une troisième façon d'envisager un témoignage par la librairie dans une ville, c'est d'associer un «coin librairie» à une autre activité commerciale.

L'association «coin librairie» et activité commerciale

Associer un coin librairie à une activité commerciale, par ailleurs équilibrée, permet d'envisager ce témoignage avec sérénité. Il y a un an, la famille Della Corte a relevé ce défidans une ville de seulement 4400 habitants! Aujourd'hui, ils ont la perspective d'être équilibrés la deuxième année. Nous sommes heureux de partager leur expérience dans ce numéro de Bible-Info, et espérons qu'elle encouragera d'autres chrétiens qui se sentent appelés à témoigner par le livre. Si c'est possible dans une ville de moins de 5000 habitants, on peut l'envisager dans toutes celles de 10'000. Pour reprendre les chiffres ci-dessus, plus de 700 villes dépassant les 10'000 habitants en Europe francophone attendent le témoignage d'une librairie chrétienne. L'expérience de Martine et Roger montre que ce défipeut être raisonnablement relevé! Si vous avez déjà un commerce en ville, pourquoi ne pas y adjoindre un coin librairie? Si vous souhaitez ouvrir une librairie chrétienne, mais que l'équilibre économique n'est pas possible, songez à l'expérience de ces amis et à celle, semblable, de Laurence Blaser, qui a associé un coin librairie à son magasin de fleurs à Vallorbe, en Suisse (3000 habitants). C'est peut-être la solution pour apporter la Bible dans votre ville!

Ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux…
Marc 16:20

Jean Pierre Bezin

 

Le Mur des Réformateurs à Genève (8)

Théodore de Bèze (1519-1605)


La notoriété de Théodore de Bèze est certainement au-dessous du rôle qu'il a joué dans le mouvement de la Réforme. Il fut un ambassadeur hors pair de la théologie réformée, chef incontesté et symbole de la réforme huguenote, ami et digne successeur de Calvin, reçu et influent dans les cours de France, de Navarre et d'Europe. Mais on le voit aussi poète, écrivain, polémiste et pamphlétaire virulent envers ses contradicteurs.

Il naît dans une riche et noble famille de Vézelay. Enfant maladif et chétif, très jeune il perd sa mère, et son père l'envoie chez un oncle à Paris, qui le fait soigner et s'en occupe avec tendresse. Il lui trouve un précepteur, mais bientôt l'élève, qui a l'esprit vif et une grande intelligence, en sait autant que le maître. A 9 ans, Théodore est confié à un certain Melchior Wolmar, à Orléans. Bèze écrira plus tard que la rencontre avec cet homme fut comme «le jour de sa seconde naissance».
Wolmar, qui est une figure des plus intéressantes de la pré-réforme, a une influence morale et religieuse capitale sur le garçon qui, en 1530, suit son maître à Bourges, où les réformés sont bienvenus, et y rencontre furtivement Calvin, de dix ans son aîné. Cinq ans plus tard, Wolmar part pour l'Allemagne afin d'échapper aux persécutions et le père de Théodore exige que son fils poursuive ses études de droit à Orléans. L'adolescent abandonne peu à peu la littérature que lui a remise son maître. Une parenthèse de treize ans s'ouvre alors dans la vie du jeune homme. Elle ne se fermera que lors de son arrivée à Genève, en 1548.
Le droit le rebute, pourtant il gravit les échelons de la carrière académique et devient procureur de la nation bourguignonne, il est licencié en droit à 23 ans. Mais ses passions sont la poésie et les plaisirs. Il peut s'y adonner à Paris grâce à ses confortables revenus. Il compose et publie des épigrammes, des élégies, des épitaphes et un recueil de poèmes, dont les trop fameux Juvenilia, qualifiés de poèmes des péchés de jeunesse.

Il fut un ambassadeur hors pair de la théologie réformée, chef incontesté et symbole de la réforme huguenote, ami et digne successeur de Calvin.

Dieu vient alors le chercher par le moyen d'une grave maladie dont il le console ensuite. Il écrit: «Je renouvelai ma promesse de Le servir dans sa vraie Eglise.» Il rompt avec ses parents, ses amis, et, avec Claudine Denosse, qui deviendra sa femme, il s'exile à Genève. Il a été condamné au bûcher, ses biens ont été confisqués, il doit travailler et propose ses services à Calvin qui hésite à les accepter. Il veut alors aller retrouver Wolmar à Tübingen et s'arrête à Lausanne où il rencontre Viret. Ce dernier le recommande à Calvin, mais cette fois, c'est Bèze qui pense ne pas être à la hauteur de la tâche! Il est nommé professeur de grec à l'Académie de Lausanne, avec l'accord de Berne, et est félicité par Farel.
En 1557, il part en mission à Berne, Zurich et Bâle, puis en Allemagne, afin de convaincre ces Etats d'intervenir auprès de Henri II en faveur des Vaudois du Piémont, puis des réformés emprisonnés à Paris. Ses qualités de diplomate font merveille. Par contre, il échouera plus tard dans sa mission de réconcilier luthériens et calvinistes qui ont un grave différend concernant la cène et la prédestination. A cette occasion, il se fâche avec Bullinger, qui lui reproche une initiative qu'il a prise seul, à propos d'un projet de confession de foi. Les deux hommes se réconcilieront plus tard.
Sous la pression de ces Messieurs de Berne, Bèze démissionne de son poste à Lausanne en 1558. Il part pour Genève, où son ascension dans la hiérarchie protestante est fulgurante, avec à son apogée sa nomination en tant que recteur de la nouvelle académie fondée par Calvin.
En France, après la mort d'Henri II, les Guise ordonnent des persécutions contre les protestants. Bèze est envoyé en mission de médiation entre catholiques et huguenots à Poissy, à Dreux, à Saint- Germain, où il obtiendra de Catherine de Médicis la liberté de conscience et de culte pour ses sujets. Partout, ses prêches soulèvent l'enthousiasme, tout comme ses écrits, vendus librement dans les rues. La reine, Jeanne d'Albret, Coligny, Condé demandent à Genève de presser Bèze de rester en France, malgré son désir de retourner auprès de Calvin. Il finit par accepter, mais bientôt, Catherine, versatile, opportuniste et jouant double jeu, met en péril tout le travail de Bèze en exigeant des protestants qu'ils rendent toutes les églises qu'ils se sont appropriés.
Fin décembre 1561, des troubles sont provoqués par les catholiques, alors que Bèze et Jean Malet prêchent aux portes de Paris. La guerre civile menace, et la reine demande l'aide armée des protestants. Plus de 2000 communautés répondent favorablement. La famille royale est acquise par Bèze à la Réforme – et pourtant Charles IX laissera faire la Saint-Barthélemy – et l'Edit de Janvier est signé, qui accorde aux protestants la liberté de culte, hors des murs des villes toutefois. C'est un triomphe pour Bèze, mais de courte durée, car, le 28 février 1562, le duc de Guise fait massacrer 80 protestants à Wassy. Malgré les pressantes interventions du réformateur auprès de la reine et de Charles IX, malgré l'acceptation de compromis, la guerre civile est commencée. Succession de victoires et de défaites des deux camps, elle ensanglantera le pays durant 30 ans. S'estimant inutile en France, Bèze rentre à Genève le 15 mai 1563.
A la mort de Calvin, il est élu Modérateur de l'église de Genève par la Compagnie des pasteurs, mais, à sa demande, pour un an, une nouvelle élection devant avoir lieu ensuite chaque année. Il veut ainsi qu'un seul homme ne puisse pas prendre une trop grande importance et aussi responsabiliser les pasteurs. Il occupera cette fonction jusqu'en 1580, mais restera l'inspirateur et le guide de la communauté jusqu'à sa mort.
Durant les quarante-deux dernières années de sa vie, il participe au rayonnement de la Genève protestante à travers toute l'Europe, il fait montre de ses qualités de médiateur dans plusieurs affaires, il est appelé en France où ont eu lieu les massacres de la Saint-Barthélemy, on le sollicite partout où surgissent de graves litiges. Le 13 octobre 1605, Bèze s'en va paisiblement retrouver son Sauveur. Il reste de lui ses écrits fort nombreux, qui n'ont toutefois pas la qualité de ceux de Calvin, des brochures et des livres qui répondent à des contradicteurs, une multitude de lettres dont des centaines adressées à Bullinger, une pièce de théâtre, Le sacrifice d'Abraham, une traduction poétique des psaumes et le souvenir d'un serviteur de Dieu humble et intelligent, dont un gros livre suffit à peine à relater les multiples activités.

René Neuenschwander

 

Le libraire, témoin de Jésus-Christ

Voici quelques extraits des écrits de C.H. Mackintosh (1820-1896) qui, même s'ils datent du XIXe siècle, sont d'une étonnante actualité pour nous aujourd'hui, et plus particulièrement en ce qui concerne le travail des librairies chrétiennes.

L'importance des librairies Chrétiennes

Je suis frappé que le Seigneur attire l'attention sur l'importance de librairies chrétiennes comme instruments précieux dans le travail d'évangélisation; mais je me demande si, nous, de ce côté de l'Atlantique (c'est-à-dire l'Europe), prenons la chose vraiment au sérieux.
J'aimerais beaucoup voir une telle librairie bien conduite dans toute ville importante. Par «bien conduite», j'entends un travail entrepris et suivi comme un service direct pour le Seigneur, dans un véritable amour pour les âmes, un intérêt profond pour répandre la vérité, et, en même temps, dans une conception saine d'affaires (in a sound business way). J'ai connu plusieurs de ces librairies qui ont échoué par faute de formation commerciale de la part de ceux qui les conduisaient. Ceux-ci semblaient être des personnes très sérieuses et sincères, mais tout à fait incapables de mener une affaire de ce genre. D'autre part, dans bien des endroits, il y a une méconnai s sance regrettable de la valeur et de l'intérêt d'une telle librairie.

Plusieurs, je n'en doute pas, ont été sauvés ou bénis par le moyen de brochures qu'ils avaient vues pour la première fois dans une vitrine, ou disposées sur un étalage.

Comment pouvons-nous le mieux atteindre les gens pour qui les traités et les livres sont préparés? Je crois qu'il faut avoir les ouvrages bien exposés pour la vente dans une vitrine, de façon à ce qui ceux qui passent dans la rue puissent les voir, entrent et achètent ce qu'ils désirent. L'intérêt de plus d'une âme a été gagné de cette manière. Plusieurs, je n'en doute pas, ont été sauvés ou bénis par le moyen de brochures qu'ils avaient vues pour la première fois dans une vitrine, ou disposées sur un étalage. Il y a manifestement un vrai besoin d'une telle librairie dans toute grande ville, conduite par une personne intelligente et capable pour la vente, et qui serait surtout apte à parler aux personnes au sujet des ouvrages qu'elle peut recommander et qui peuvent aider ceux qui cherchent la vérité. Je suis persuadé que de cette manière, un excellent travail pourrait être fait. Les chrétiens dans la ville sauraient où se rendre pour obtenir de tels ouvrages, et cela pas seulement pour leur lecture personnelle, mais aussi pour les répandre. Certainement si quelque chose vaut la peine d'être fait, cela vaut aussi la peine d'être bien fait.

Un service direct pour Christ

La librairie doit être considérée comme un service direct pour Christ. Je suis sûr que là où elle est ainsi entreprise et maintenue, avec énergie, zèle et intégrité, le Seigneur y mettra son approbation et en fera un moyen de bénédiction. N'y a-t-il personne parmi nous qui veuille prendre sur lui un tel travail pour l'amour de Christ, et non pour l'amour de la rémunération? N'y a-t-il personne qui s'engagerait dans un tel travail par la foi, comptant sur le Dieu vivant?

L'évangélisation, une responsabilité de chaque croyant

Toute branche de l'évangélisation doit être entreprise de cette manière. C'est bien et très appréciable d'avoir la communion, et une communion cordiale dans tout notre service; mais si nous attendons la communion et la coopération pour commencer un travail qui rentre dans la responsabilité personnelle, et aussi collective, nous resterons bien en arrière, ou même le travail ne sera pas fait du tout.
Finalement, je me demande si en général nous sommes vraiment au clair quant à la responsabilité individuelle dans le travail de l'Evangile. L'évangéliste exerce son don à sa propre responsabilité envers Christ; l'assemblée n'est pas responsable de son service individuel; à moins, bien sûr, qu'il enseigne des doctrines erronées, dans quel cas l'assemblée est tenue d'intervenir. Fondamentalement, l'évangéliste exerce son service en dehors de l'assemblée. Sa sphère d'action est le monde dans toute son ampleur: «Allez dans tout le monde et prêchez l'Evangile à toute la création.» Il va de l'avant dans l'énergie de sa foi personnelle dans le Dieu vivant, et sur la base de sa responsabilité personnelle envers Christ; l'assemblée n'est pas responsable de la manière particulière dans laquelle il accomplit son travail. L'évangéliste doit être laissé libre; c'est là-dessus que j'insiste. Il ne doit pas être tenu à certaines règles ou règlements, ou entravé par des usages spéciaux. Il y a bien des choses qu'un évangéliste au coeur large sera parfaitement libre de faire, qui ne se recommanderaient peut-être pas au jugement spirituel et au sentiment de quelquesuns dans l'assemblée; mais à condition qu'il n'aille pas à l'encontre d'un principe vital ou fondamental, de telles personnes n'ont aucun droit d'intervenir à son sujet. L'évangéliste est un ambassadeur pour Christ, un messager de l'amour de Dieu, le héraut des bonnes nouvelles.

C.H. Mackintosh

 

Nouveaux projets

Ornans, projet pilote

Ornans, patrie du peintre Courbet, est une petite ville de 4400 habitants, située sur les bords de la Loue, dans le Doubs. Y démarrer une librairie chrétienne pourrait paraître comme un défipeu raisonnable. Pourtant, ce défi, Martine et Roger Della Corte l'ont relevé… Nous sommes allés voir comment.

Martine, comment vous est venu cette idée de commerce mixte cadeau-librairie à Ornans?

Roger a dû changer de travail en février 2004, suite à la perte de contrats par son employeur sous-traitant de Peugeot. Son nouvel emploi nous a amenés à déménager à Ornans. La maison que nous avons trouvée est grande, sur trois niveaux. Sans être située en plein centre, elle est à côté de la poste et d'un grand magasin de bricolage. Prochainement, une banque viendra s'ajouter à cet ensemble. L'idée nous est alors venue de transformer la moitié du rez-de-chaussée en magasin, afin d'y vendre de la carterie, des objets artisanaux du SEL, et... d'y installer un espace librairie biblique!

Pouvez-vous nous décrire le magasin et les personnes qui le fréquentent?

Le magasin est composé de deux pièces, l'une de 9m², où se trouve la librairie chrétienne, et l'autre de 22m², où se trouvent le rayon cadeaux pour petits et grands, des cartes, des objets de décoration, des senteurs, des jouets et des jeux. La partie librairie représente environ 6% du chiffre d'affaires du magasin. Nous avons délivré un peu plus de 4000 tickets de caisse en un an, et une bonne partie de ces clients ont fait un tour dans le coin librairie. Nous avons eu de bonnes discussions avec eux, avons pu partager l'Evangile avec plusieurs, en conseiller d'autres et, surtout, en écouter beaucoup. Une relation de confiance s'est installée avec certaines clientes de la partie cadeaux, qui viennent volontiers discuter avec moi, me raconter un peu leur vie. Il y a notamment des petites mamies qui me font la bise et qui viennent chercher un peu de chaleur humaine. Nous avons presque 700 personnes inscrites dans notre programme de fidélité, ce qui n'est pas négligeable pour une petite ville comme Ornans! Nous sommes très réjouis par le nombre de livres qui sont entre les mains de non-croyants, car ils sont pour eux un moyen de rencontrer leur Seigneur!

Vous aviez commencé avec un rayon de commerce équitable, qu'en est-il advenu?

J'ai arrêté, ou presque, le commerce équitable (je continue juste l'encens), car les produits sont trop «typés» ou trop communs. La plupart de mes clients ne me les achètent pas facilement, hormis, éventuellement, les petites mamies, pour les objets assez classiques. Ce concept du commerce équitable n'est pas encore connu dans les campagnes. Selon toutes les études de marché menées sur le sujet, il faut une ville de plus de 100'000 habitants pour trouver des clients sensibles à ce genre d'articles! Pour ma part, j'ai constaté que ceux qui les achètent le font pour le produit et non pour le geste équitable, malgré la signalétique. Une autre raison qui me pousse à arrêter, c'est la marge! Je ne parle même pas de l'alimentaire, où il faut une certaine rotation. On ne peut pas obtenir la même marge sur le commerce équitable que sur les autres produits, sinon le prix de vente serait trop élevé. Alors faire du commerce équitable pour aider notre prochain, pourquoi pas, mais quand le magasin sera bien rentable. Par contre, nous avons développé la vente de cartes et cadeaux.

Quelles ont été les plus grosses difficultés que vous avez rencontrées au début de ce projet?

D'une manière générale, ce sont les fonds pour constituer le stock et le fond de roulement qui nous ont posé problème. Il n'était pas toujours facile de sentir la pression financière à la fin de chaque mois et, parfois, celle de la banque! Il nous a aussi fallu commencer sans connaître les attentes de la clientèle, tant en matière de style que de prix, et adapter par la suite.
Trouver les bons fournisseurs et ne pas se faire «embobiner» par les représentants était un autre apprentissage. Et enfin, il a fallu trouver les moyens de surmonter la méfiance des gens face au panneau «Espace librairie chrétienne».

Après un an, quel bilan tirez-vous de cette expérience?

Si c'était à refaire, je recommencerais sans problème, mais en étant plus scrupuleuse sur le choix de mes fournisseurs et en empruntant plus au départ.
Le résultat de l'exercice comptable est négatif pour cette première année, mais c'est normal, étant donné les investissements de départ en aménagement et en constitution de stock. Le budget prévisionnel fait par le comptable avec les mêmes ventes est positif pour l'année à venir.
Au cours de cet exercice, nous nous sommes rendu compte que le stock de départ était largement insuffisant, et nous l'avons doublé après un an. Au total, j'ai 23 catégories pour la partie cadeaux (dans l'ordre d'importance: cartes, objets décoratifs, senteurs, articles de Noël, jouets, jeux,…).
Je dois maintenant trouver quelques nouveaux fournisseurs étrangers dans la CEE (où je suis exonérée de TVA), afin de remplacer certains fournisseurs français trop chers et non rentables. Pour résumer, il faut trouver des articles, jolis, originaux mais pas trop, raisonnables au niveau du prix et de bonne qualité, sans qu'on les propose dans le commerce d'à côté. Dans un petit magasin, et dans une petite ville où la clientèle revient, il faut donner l'impression qu'il y a toujours du nouveau. Il faut aller dans les salons pour suivre les tendances et pour ne pas devenir ringard (deux fois par an, éventuellement à différents endroits). Je pense, par exemple, me rendre prochainement à un salon à Francfort (pour changer un peu de Paris). Compte tenu des charges, il est indispensable que le magasin soit rentable si on ne peut pas vivre de dons. Nous avons souhaité un magasin chaleureux, plein de couleurs et original, parce qu'à notre avis, cela reflète un peu le caractère de Dieu. C'est de l'évangélisation «passive», qui est en adéquation avec le monde dans lequel nous vivons. Cette formule permet de mettre les personnes qui le désirent en contact avec leur Créateur.

Merci Martine, pour ces informations!

Martine a fait un peu moins de 50k€ de ventes l'an passé avec une marge commerciale de l'ordre de 35%. Elle devrait être à l'équilibre cette année, avec le même niveau de ventes, mais sans pouvoir dégager de salaire. Dans ces conditions, il faudra attendre que les ventes fassent un peu plus du double pour dégager un salaire de l'ordre du Smic (à condition, bien sûr, de maîtriser les coûts de fonctionnement). Dans une ville de plus de 10'000 habitants, un tel objectif sera plus facile à atteindre.

Interview menée par Jean-Pierre Bezin

 

Flash bénévoles

Diffuser le message de l'Evangile

Dès mon plus jeune âge, j'ai fréquenté une Eglise évangélique, et à 9 ans, j'ai donné mon coeur au Seigneur. Dans la Sarre, la région d'Allemagne où j'ai grandi, celui qui n'était pas catholique était considéré comme quelqu'un de vraiment spécial. A 19 ans, suite à certains échecs dans ma vie, je me suis détournée de la foi pour aller dans «le monde». J'ai essayé de conduire ma vie sans Dieu, mais cela m'a rendue toujours plus malheureuse.
L'année de mes 31 ans, le Seigneur a mis plusieurs fois des chrétiens sur mon chemin. Ceux-ci m'ont parlé de la foi et m'ont donné des livres convaincants. Puis, lorsqu'une tente d'évangélisation s'est installée juste devant chez moi pour deux semaines, j'ai su que c'était le moment de revenir à Dieu. C'est ce que j'ai fait. Il m'a fallu plusieurs années pour, avec l'aide du Seigneur, me débarrasser de tout ce dans quoi j'avais «trempé» pendant ces années loin de lui. C'est pourquoi, je sais aujourd'hui que Dieu peut délivrer de toute détresse, quelle qu'elle soit.
Ensuite, à Berlin, j'ai rencontré un Suisse, qui est devenu mon mari. C'est ainsi que je suis venue vivre dans le pays de Guillaume Tell. Quelle a été ma surprise, un jour où je traversais Zurich, de découvrir qu'il y avait là une «Maison de la Bible»! J'étais vraiment réjouie de me trouver dans une ville où il était possible d'acheter de la littérature chrétienne directement en magasin.
Il y a trois ans, pendant mon culte personnel, j'ai eu à coeur de demander à la Maison de la Bible de Zurich s'ils n'avaient pas besoin de quelqu'un pour les aider. Le nouveau gérant m'a répondu par email qu'ils priaient justement pour des bénévoles. C'est ainsi que j'ai rejoint l'équipe. Au début, j'ai aidé à la vente, ensuite, j'ai travaillé à la comptabilité, plus tard, j'ai soutenu les collaborateurs durant la période chargée de Noël. Aujourd'hui, je suis tout simplement là lorsqu'on a besoin de moi, quel que soit ce qu'il y a à faire.
Ce travail à la Maison de la Bible de Zurich me remplit de joie, et j'aime ce que j'y fais, parce que je suis profondément convaincue que la foi en Jésus-Christ est le seul chemin de salut pour notre monde qui se perd. C'est à la propagation de ce message que je désire participer, en aidant à diffuser de la littérature chrétienne qui touche le coeur.

Gabi Wunderli

 

Une célébration de la Parole de Dieu

Le 26 septembre dernier, comme nous l'avions annoncé dans le numéro d'automne, a eu lieu la dédicace de la Bible d'étude avec commentaires de John MacArthur. Cet événement, qui était l'aboutissement de trois années et demie de travail sur une Bible qui compte plus de 16'000 commentaires, était un moment très particulier, un moment de joie et de grande reconnaissance: reconnaissance pour les nombreuses personnes présentes lors de cette «Célébration de la Parole de Dieu», selon la mention figurant sur le programme distribué à l'entrée; joie de voir autant de monde remplir ce majestueux édifice (la cathédrale de Genève) qui, il y a plus de 450 ans, abritait le grand Réformateur Jean Calvin.
Après une courte introduction de John Glass, pasteur de l'Eglise Action Biblique de Genève, et quelques cantiques chantés au son solennel des magnifiques orgues, nous avons eu le privilège d'entendre John MacArthur, traduit par Florent Varak, prêcher sur le texte suivant:

La loi de l'Eternel est parfaite, elle restaure l'âme; le témoignage de l'Eternel est véritable, il rend sage l'ignorant. Les ordonnances de l'Eternel sont droites, elles réjouissent le coeur; les commandements de l'Eternel sont purs, ils éclairent les yeux. La crainte de l'Eternel est pure, elle subsiste à toujours; les jugements de l'Eternel sont vrais, ils sont tous justes. Ils sont plus précieux que l'or, que beaucoup d'or fin; ils sont plus doux que le miel, que celui qui coule des rayons. Ton serviteur aussi en reçoit instruction; pour qui les observe la récompense est grande.
Ps. 19:8-12

Quel encouragement de s'entendre rappeler le précieux trésor que nous possédons par la Parole éternelle et vivante du Dieu tout-puissant! Et quel privilège de pouvoir participer quelque peu à sa diffusion à travers le monde.
Ensuite est venu le moment émouvant de cette soirée, la présentation de cette toute nouvelle Bible d'étude, au cours de laquelle Jean-Pierre Bezin a offert à John MacArthur un premier exemplaire, dans une reliure spéciale.
Pour terminer, les participants avaient la possibilité d'acquérir cette Bible dans le modèle de leur choix, puis de la faire dédicacer par John MacArthur.
C'est avec reconnaissance que nous nous remémorons ces moments, et avec l'espoir que beaucoup seront ainsi encouragés à puiser dans le trésor intarissable de la Parole de Dieu.

Olivia Festal

 

Recension

Esclave du kung-fu – Libre en Christ

Un enfant de 4 ans, mi-chinois mi-italien, vivant à Londres, se retrouve du jour au lendemain plongé dans la Chine des années 70, chez son grand-père champion de kung-fu, qui va le former très durement à prendre sa relève.
Il est immergé dans la violence. Une violence physique omniprésente qui caractérise son environnement, sa vie, sa personne. Si c'était un film, je mettrais un carré blanc… Mais l'univers du kung-fu est une réalité! Ce sport de combat trouve ses racines dans une philosophie taoïste, basée sur l'énergie du «chi», un dieu intérieur. Son disciple apprend à imiter la façon de combattre des animaux sauvages, tels le tigre blanc, le léopard, le singe, la grue ou le serpent. L'homme se fait animal, corps et esprit, pour attaquer ses semblables avec une force et une agilité qui le rendent invincible. Mais cela a un prix: un monde sans amour et une violence inouïe, qui mènent Tony à une conduite immorale et jusqu'à la prison la plus sordide de Chypre.
Tony est suivi par Michael Wright, un chrétien engagé à partager l'amour de Jésus avec ceux qu'il rencontre dans la rue où à la prison. Malgré la rage de Tony, il persévère. Il lui parle de la vraie liberté, celle que donne Jésus-Christ. «Si donc le Fils [de Dieu] vous affranchit, vous serez réellement libres» (Jean 8:36). «Michael a touché le point central, ce qui me préoccupe au plus profond de moi», dit Tony. «L'âme extrêmement tourmentée, je revois tous ces corps cassés et blessés. Ces vies que j'ai détruites, la terreur que j'ai semée. … Je prie, demandant à Jésus de me pardonner, de remplir le vide de ma vie. Je promets de me détourner de mon ancienne vie et de recommencer une nouvelle vie avec lui.» … «Lorsque j'ai donné ma vie à Christ, le 3 mai 1990, il m'a rendu libre. Les barreaux de la prison me retiennent encore, mais je jouis d'une nouvelle liberté, et celle-ci est préférable à toute remise en liberté que pourraient m'accorder les autorités pénitentiaires.» … «Ce n'est pas le 'chi', ni les arts martiaux qui m'ont aidé. C'est Jésus et la foi que Dieu m'a donnée. … Je sais qu'il est temps de me détourner totalement et définitivement du kung-fu, pour m'abandonner résolument dans les mains de Dieu.»
A partir de là, le Seigneur emploie Tony dans la prison. «Tous les matins, avant que le jour se lève, je parle à Dieu dans le silence de ma cellule. Je prie pour un grand nombre de prisonniers, en les nommant par leur nom et en faisant des demandes précises.» … «Semaine après semaine, des hommes se convertissent, et nous nous rassemblons régulièrement à la chapelle pour parler ensemble, étudier la Bible et prier.» Et après sa libération, il écrit: «Aujourd'hui encore, je continue ce ministère en soutenant et en encourageant ces hommes.»
«De toutes les vies qui ont été transformées … c'est la mienne qui a le plus changé. … Dieu m'a fait traverser un désert. Ce n'est qu'ainsi qu'il a pu faire son oeuvre en moi.» Il conclut: «Mon histoire est un message pour tous, car c'est le message de Dieu: c'est l'histoire d'un homme brisé qui a été sauvé, d'un homme méchant, qui a été pardonné, l'histoire d'une vie restaurée, d'une vie nouvelle, remplie de joie.»
En 2003, Tony Anthony a fondé le ministère Avanti («En avant»), selon Matthieu 28:19- 20. Engagé à plein temps dans l'évangélisation, il aide et forme les chrétiens des Eglises locales à mieux communiquer l'Evangile et à grandir spirituellement.

Dominique Ardellier

 

Voyage d'une «lettre-Afrique»

Je ne suis pas très grande, et même si je viens des pays chauds, je suis plutôt pâle. Mais j'ai de beaux habits très colorés; les humains appellent cela des «timbres». J'ai aussi un beau métier: j'apporte des messages.
Au départ, quelqu'un met sur papier ses demandes et son histoire, qui est d'ailleurs souvent très intéressante. C'est le message que je dois transmettre. Ensuite, j'ai le privilège de voyager en avion, pour arriver en Suisse, et plus précisément à Romanel.
A partir de ce moment-là, je ne suis plus seule… Je fais la connaissance de beaucoup d'autres «messagères» qui viennent de pays très différents: du Cameroun, du Bénin, du Togo, du Congo, mais aussi d'Haïti et de bien d'autres régions du monde.
Je suis d'abord mise dans un casier «Afrique », pour être récupérée pas Agnès Berger. Elle m'ouvre, note sur moi des inscriptions au stylo rouge, comme «B» pour Bible, «Scof» pour «Scofield», «A» pour «Autre», etc.
Agnès, qui a vécu quelques années en Afrique, connaît un peu la situation et les besoins des gens dans ces différents pays. Mais ce n'est pas une tâche toujours facile, car comme j'ai pu m'en rendre compte, il y a beaucoup de «messagères» qui attendent de transmettre leur message. Après, je rencontre Christine Renner, qui entre toutes les adresses et toutes les autres données dans un ordinateur. Cette machine prend d'ailleurs toujours plus notre place de messagères… L'auteur de chaque message reçoit une réponse sous forme de lettre type. Il est demandé à tous de participer, si possible, aux frais de port. C'est ainsi qu'il m'est arrivé de voir des «messagères» qui transportaient de l'argent ou des timbres.
Avant que je sois rangée dans un carton, je passe encore entre les mains de Mme Yvonne Dind, mains qui sont déjà bien marquées par une longue vie de travail. C'est elle qui prépare une grande partie des colis de Bibles et de livres, qui seront envoyés en réponse à ces messages. Ils prendront alors le chemin inverse que j'ai pris pour arriver ici. Mais j'espère que ces Bibles et ces livres ne seront pas rangés dans un carton comme moi et les autres «messagères».
Comme je l'ai déjà dit, mon métier est important: il permet à des personnes dans le besoin de se procurer une Bible ou d'autres livres et, ainsi, de mieux connaître le Dieu qui sauve.

Agnès Berger

 

Le coin du traducteur

Des coudées ou des mètres

Tu feras une table de bois d'acacia; sa longueur sera de deux coudées, sa largeur d'une coudée, et sa hauteur d'une coudée et demie. Tu la couvriras d'or pur, et tu y feras une bordure d'or tout autour. Tu y feras à l'entour un rebord de quatre doigts, sur lequel tu mettras une bordure d'or tout autour.
Exode 25:23-25, Nouvelle Edition de Genève 1979

Tu feras une table en bois d'acacia. Sa longueur sera d'un mètre, sa largeur de 50 centimètres et sa hauteur de 75 centimètres. Tu la couvriras d'or pur, et tu lui feras une bordure d'or tout autour. Tu feras tout autour un cadre de 8 centimètres de large sur lequel tu mettras une bordure d'or, tout autour.
Exode 25:23-25, Segond 21

La question des poids et mesures, aussi bien dans l'Ancien Testament que dans le Nouveau Testament, n'est pas facile à résoudre.
Dans la Segond 21, la coudée a ainsi été arrondie à 50 centimètres. Or, en réalité, les éléments dont les archéologues disposent à l'heure actuelle permettent d'estimer la coudée hébraïque standard à 44,45 cm. La coudée égyptienne, elle, était de 44,7 cm. Cependant, il existait aussi une coudée dite royale, dont on évalue la longueur à 51,81 cm (52,45 cm en Egypte). Laquelle l'auteur du Pentateuque avait-il à l'esprit? Le dilemme est sérieux, pour le traducteur de la Bible.

  • Conserver les poids et mesures anciens, c'est obliger le lecteur à faire toute une gymnastique mentale pour parvenir à se représenter les objets décrits et l'amener à percevoir le texte biblique comme étrange, voire étranger à son monde.
  • Introduire l'équivalent moderne supposé, c'est accepter d'introduire des approximations dans le texte biblique. En effet, les normes variaient selon la région et la ville, mais aussi selon les époques, dans le Proche-Orient ancien. En outre, un trop grand souci d'exactitude donne naissance à des nombres à virgule aussi peu lisibles que les coudées, éphas et sicles.

Pour le comité d'édition de la Segond 21, il est assez vite et assez clairement apparu qu'il fallait privilégier la compréhension immédiate du texte, tout en permettant au lecteur d'accéder à la formulation originale – et donc à une plus grande exactitude – à travers une note de bas de page. En effet, il ne s'agit pas d'éléments d'une importance cruciale pour la compréhension du message fondamental de la Bible. Nous avons estimé qu'il fallait éviter au lecteur moderne un dépaysement trop complet, d'autant plus que son intérêt était, somme toute, limité.

 

Nos lecteurs nous écrivent...

Allemagne

En tant que missionnaire en retraite active, formé, à l'époque, à l'Ecole Biblique de Beatenberg, je vous remercie de tout coeur pour l'envoi du Nouveau Testament NGÜ2003, et vous souhaite la bénédiction de Dieu pour la suite de votre travail. Qu'il soit en bénédiction à beaucoup. Bien cordialement.
J. H., Angelbachtal

France

Trop heureuse d'avoir gagné! [N.d.l.R.: au concours] Que Dieu bénisse grandement votre oeuvre, à la gloire de Christ notre Sauveur.
N. L., Omelmont

Suisse

Merci beaucoup pour votre revue que je lis toujours avec intérêt.
F. Z., Bottens

Je ne suis certainement pas le premier [N.d.l.R.: pour la réponse au concours devinette de la photo de couverture], mais j'aimerais saisir l'occasion de vous dire que je prête attention à votre journal. … Votre désir de répandre la Parole de Dieu et de la rendre accessible aux gens et votre conscience de sa valeur nous lient. Que le Seigneur vous bénisse.
M. H., Männedorf

C'est avec intérêt et profit que je lis la rubrique «Le Mur des Réformateurs » dans Bible-Info. Certains de ces hommes m'étaient totalement inconnus. … Que Dieu vous bénisse.
U. L., Zurich

 

Mémento de prière

MB France Administration

Prions pour: Les projets de modernisation de l'informatique et de la logistique. Que le Seigneur donne de la patience, de la persévérance et du discernement, et nous protège de toute erreur.

Château-d'Oex

Remercions pour: Un été varié en contacts et en clients, surtout anglais et français. – Prions pour: La population locale, qui paraît assez indifférente et qui semble ne pas avoir de besoins. Que notre Seigneur réveille les coeurs pour lui. Que cette indifférence soit transformée en besoins réels. Que le message communiqué par la vitrine, renouvelée régulièrement, attire et encourage les passants. – Pour un ou deux bénévoles supplémentaires pour la période de fin d'année.

Marseille

Remercions pour: La légère augmentation du chiffre d'affaires durant la première moitié de 2006. – La fidélité des bénévoles, et le renouvellement de l'équipe (des nouveaux remplacent les anciens). Prions pour: L'impact de notre présence au centre-ville (vitrine sur un lieu de passage). – La persévérance dans ce travail (peu de clients, impression d'être parfois face à un mur d'indifférence...)

Romanel

Remercions pour: La Bible d'étude avec commentaires de John Mac- Arthur, désormais disponible en français, et la soirée de dédicace du 26.09 qui s'est très bien déroulée. – Un partenariat conclu avec la Société Biblique Allemande pour la traduction de l'Ancien Testament NGÜ. – Prions pour: Que la Bible d'étude MacArthur contribue à l'affermissement des chrétiens. – L'équipe de la SBG en Italie, plongée dans les derniers préparatifs de la version italienne de cette Bible. Prions en particulier pour Daniela et son équipe à Turin, pour Philippe et Peter à Romanel: les mois qui viennent s'annoncent chargés pour eux. – De nouvelles forces pour l'équipe de l'exploitation, qui se trouve dans la période la plus chargée de l'année.

Bordeaux

Remercions pour: Les contacts qui se donnent au magasin suite à une expo-Bible organisée par l'Alliance Biblique Française, qui a eu lieu à Bordeaux du 20 septembre au 1er octobre.