Bible-Info Printemps 2007
Editorial

«Aime Dieu par-dessus tout et ton voisin comme toi-même.»
Cette phrase est le passage tiré de l’Evangile de Luc (10:27)
que John Knox (voir article dans ce numéro) avait gravé
sur le fronton de sa petite maison.
Cet évangéliste de la Réforme en Ecosse était
connu pour la vigueur sans compromis de ses convictions. Pourtant c’est
bien ce verset, le plus grand commandement du Seigneur, que John Knox
a voulu voir au-dessus de lui chaque fois qu’il passait le seuil
de sa porte.
John Knox, si virulent qu’il ait pu être, désirait
se rappeler combien le combat de nos convictions peut nous coûter
parfois le prix de l’amour dû.
Pour aimer son voisin ou son prochain comme soi-même, il faut déjà
s’aimer soi-même … et qu’y a-t-il d’aimable
en moi, sinon les quelques expressions de foi, d’espérance
et d’amour que le Seigneur a pu y inscrire. Il y a toujours quelque
chose d’aimable chez mon prochain: c’est ce qui lui vient
du Seigneur. Car l’homme a été créé
à l’image et à la ressemblance de Dieu (Ge 1:26),
avant de s’égarer loin de son Créateur. Mais régénérés
en Jésus-Christ, nous retrouvons cette proximité, cette
communion avec le Seigneur qui nous invite à le connaître
et à grandir à sa ressemblance (Eph 4:11-13).
A l’heure où nos églises connaissent un brassage culturel
extrême, et où, par la communication électronique,
les informations font le tour de la terre et se partagent, d’un
clic, instantanément sur tous les continents, il est important
de rechercher premièrement dans notre prochain ce qu’il y
a d’aimable, ce qui lui vient du Seigneur.
Dans un temps où la foi du plus grand nombre est tiède et
insipide, nous, les chrétiens, risquons fort d’être
prompts à déceler et combattre ce qui nous semble contraire
à nos convictions, et que nous aimons confondre avec la vérité
du Seigneur, lorsque nous ne comprenons pas les positions de nos frères
et soeurs. Or ce n’est pas le témoignage auquel nous sommes
appelés. Ce n’est pas une question de tolérance, c’est
une question d’obéissance; c’est parfois difficile,
et je sais que je peux être le premier pris en défaut.
Nos convictions n’ont ni vérité ni silence à
imposer à notre prochain; seul l’Esprit du Seigneur, s’il
s’impose à nous, pourra témoigner de sa présence
dans notre coeur. Et cela ne se fera pas tant par la parole et par l’écrit
que par l’attention et la prévenance que nous pourrons manifester.
Dans son dernier livre Parole de Dieu, culture des hommes, Charles-Daniel
Maire cite Blaise Pascal à ce sujet: «On se fait une idole
de la vérité même: car la vérité, hors
de la charité, n’est pas Dieu: elle est son image, et une
idole qu’il ne faut point aimer ni adorer.» Or on ne peut
soupçonner Pascal de céder aux sirènes de la postmodernité.
Il n’y a qu’une seule vérité, et cette vérité
est amour (cf. Jean 14:6; 1 Jean 4:16). Les recommandations mêmes
de Matthieu 18:15 ou de 1 Timothée 5:20 présupposent une
communion fraternelle et des liens d’amour établis. La plupart
d’entre nous n’avons pas à endurer ce que John Knox
à subi pour demeurer fidèle au Seigneur, dont le combat
spirituel a, malheureusement, souvent pris une tournure très physique.
Mais conscient du danger pour lui-même, danger que nous encourons
aussi, il avait choisi de se rappeler l’amour dû à
Dieu et à chacun, toutes les fois qu’il sortait de chez lui.
Notre société est marquée par un individualisme croissant.
Par ailleurs, les cultures et les éducations de différents
horizons se croisent sans toujours se comprendre. Face à ces réalités,
nous devons redoubler de prudence et d’attention, afin que le témoignage
des chrétiens du monde entier ne devienne pas celui de la division
dans l’incompréhension, mais plutôt celui de l’émulation
dans l’amour. C’est à cela que le Seigneur nous appelle
pour le servir (cf. Jean 13:35).
Jean Pierre Bezin
La joie d’être utile

Flash bénévoles
Lorsque des responsables de mon Eglise m’ont proposé d’effectuer
une permanence d’une journée par semaine à la Maison
de la Bible de Marseille, j’ai accepté mais avec des réserves
sur mes capacités.
J’ai toujours eu une soif d’apprendre, et durant mes études
à l’université, je profitais souvent de faire des
recherches en bibliothèque. J’ai, de plus, effectué
pendant plusieurs années des vacations dans un centre de documentation
universitaire.
Cependant, servir efficacement dans une librairie biblique requiert une
certaine polyvalence: il faut savoir accueillir mais aussi, parfois, conseiller
et encourager des personnes d’horizons divers, confrontées
à des problèmes de tous ordres. Il faut aussi pouvoir utiliser
une caisse et connaître suffisamment les ouvrages pour pouvoir renseigner
les clients. Finalement, le Seigneur m’a donné le désir
et la liberté d’accepter. Je me suis sentie à l’aise
au bout de quelques semaines, voyant que mon goût du contact et
mon intérêt pour l’agencement étaient utiles.
La confiance que le responsable du magasin m’a témoignée
a aussi joué un rôle important.
Participer, même de façon modeste, à offrir aux personnes
qui rentrent un accueil agréable, et leur permettre de faire une
pause au milieu d’une journée ou d’une période
parfois difficiles, est effectivement une grande joie pour moi. Le plus
important est de rester proche du Seigneur, afin de pouvoir refléter
un peu Sa joie et Son amour. C’est la part qui me revient. Le reste
vient de Lui.
Chantal Papoudjian
Le Mur des Réformateurs à Genève (9)

John Knox (1514-1572)
Ce réformateur écossais est peu connu dans les régions
francophones. Par contre, dans les pays anglo-saxons, des communautés
très vivantes, aux Etats-Unis notamment, se déclarent être
issues du mouvement suscité par John Knox.
Au XVIe siècle, l’Ecosse est un pays sauvage, peu peuplé,
les villes y sont petites, campagnardes, le pays est peu sûr, les
maisons de pierre sont rares, les marécages se développent
et les forêts dépérissent. Mais l’église
des grandes abbayes et des somptueuses cathédrales est riche. Elle
possède la moitié des terres. Il existe trois universités
dans ce petit pays, mais les curés de campagne n’en profitent
guère. Beaucoup de prêtres sont indignes, insouciants et
débauchés, au milieu d’une population pauvre.
Si le père de John Knox n’est pas riche, il est suffisamment
aisé pour envoyer son fils étudier à l’école
réputée de Saint Andrews. Il n’en reçoit pas
les grades mais, davantage ami des lollards que d’une hiérarchie
engoncée dans les honneurs, il est tout de même ordonné
prêtre à 25 ans.
Les colporteurs de la Bible, envoyés par Wycliff, parcourent les
campagnes, et les idées de Luther circulent, mais ceux qui prêchent
la Réforme sont arrêtés, condamnés au bûcher.
Or, dans l’obscurité ambiante, la lecture de la Bible est
autorisée. John Knox la découvre et est émerveillé
de rencontrer dans le texte inspiré une autorité sans faille.
A la mort du roi Jacques V, époux de la très catholique
Marie de Lorraine, en 1542, c’est Jacques Hamilton, duc d’Arran,
qui est nommé régent. Un parti anglo-protestant se forme,
la Réforme est accueillie. Pour Knox, c’est l’instant
de vérité, de décision, de conversion. Il est subjugué
par la personnalité de l’helléniste George Wishart,
avec qui il prêche avec force et conviction. Pourtant l’embellie
ne dure pas. L’Ecosse est divisée entre les partisans de
l’Angleterre et ceux de la France. On assiste au revirement du duc
d’Arran, Wishart meurt sur le bûcher, et les réformés
sont terriblement persécutés. Beaucoup se réfugient
au château de Saint Andrews, à Edimbourg, mais les troupes
françaises qui ont débarqué en Ecosse les assiègent
et s’emparent de la place. La garnison est emmenée en France,
Knox fait partie des déportés. Dans la galère où
il est enchaîné, il vit une épreuve terrifiante, mais
sa foi n’est pas ébranlée, au contraire elle est affermie.
Pourtant, durant un an et demi, ses codétenus et lui sont l’objet
de menaces, de violences et de flatteries de la part de ceux qui veulent
les contraindre à apostasier. Mais tous ces efforts restent vains
et aucun ne renie sa foi.
Libéré en février 1549, Knox se rend en Angleterre
où il est bien accueilli par le jeune roi Edouard VI. Celui-ci
fait de lui son chapelain et lui propose même le titre d’évêque,
qu’il refuse catégoriquement. Le culte anglican lui rappelle
trop les cérémonies papales. En 1552, il épouse Marjory
Bowes. Le roi meurt prématurément, ce qui force à
nouveau les réformés à l’exil. Knox retourne
en France, traverse le pays et se rend en Suisse, avec sa femme, sa belle-mère
et un domestique. Il rencontre Bullinger, puis s’arrête à
Genève pour rencontrer Calvin, avec lequel il se découvre
beaucoup de points communs. Il prêche trois fois par semaine dans
la communauté des Anglais, qui compte 212 membres. Il étudie
l’hébreu et le grec, publie des pamphlets, dont le plus célèbre:
«Le premier coup de trompette contre le gouvernement monstrueux
des femmes», est désavoué par Calvin et lui cause
quelque tort. Puis, tout à coup, comme s’il ressentait en
lui l’appel de sa terre natale, en janvier 1559, il part pour l’Ecosse,
qui semble l’attendre, car l’heure de la Réforme y
a sonné.
Il introduit dans son pays la plupart des points de vue de Calvin et prêche
sans relâche. L’effectif des partisans de la Réforme
a augmenté, mais peu de convertis osent afficher ouvertement le
changement opéré dans leur coeur, tellement les conséquences
seraient terribles pour eux. Car la très catholique Marie Stuart
est arrivée au pouvoir. La plupart continuent à suivre le
culte romain tout en le condamnant. Knox parvient à les convaincre
de quitter l’Eglise de Rome. Cela lui vaut les foudres du clergé,
devant lequel il est cité à comparaître. Le soutien
des puissantes personnalités du pays lui évite une condamnation.
La reine, devenue veuve très jeune, le convoque et l’accable
de reproches, l’accusant de détourner ses sujets d’elle,
d’avoir publié un livre contre le droit des femmes à
la couronne, fomenté la révolte et entraîné
les Ecossais à pratiquer un autre culte que celui de leurs pères.
Knox ne se laisse pas emporter, il démontre à la souveraine
que ses prédications ne sont pas aussi violentes qu’on le
lui a rapporté. Il l’invite même à s’en
rendre compte par elle-même en lui proposant d’assister à
un de ses sermons publics. Elle cherche à le mettre dans son camp
et lui demande de modérer les protestants. Il refuse.
Pour la reine, la religion c’est le rite habituel, pour Knox, qui
ne sépare jamais la doctrine et la morale, c’est la vie tout
entière. Après une entrevue dramatique avec lui, Marie Stuart
dira à l’ambassadeur de sa cousine Elizabeth d’Angleterre
que l’Ecosse est trop petite pour les contenir tous les deux, le
réformateur et elle. Elle le fait comparaître pour trahison
devant le Conseil privé, car il a convoqué l’Eglise
à une manifestation à la suite de l’arrestation de
deux protestants. Knox retourne les juges et triomphe.
La fin de sa vie est marquée par une tendance à la retraite
et une aspiration à quitter cette terre. Il désire séparer
son histoire personnelle de celle de son pays. Les mariages successifs
de Marie Stuart, les assassinats, les défaites et l’exil
de la reine, tous les grands événements se font sans lui.
Il se confine dans sa paroisse de Saint Giles d’Edimbourg. Pourtant,
il reste étonnamment dans la vie, même quand il écrit:
«Seigneur Jésus, reçois mon esprit et mets fin, selon
ton bon plaisir, à cette malheureuse existence que voici, car justice
et vérité ne sont pas au milieu des fils des hommes.»
Les derniers mois de sa vie, il ne sort que pour prêcher, on l’aide
à monter en chaire. Il a encore la force de s’élever
avec vigueur contre la Saint-Barthélemy, devant l’ambassadeur
de France. Chaque jour, on lui lit la Parole qu’il a fidèlement
prêchée, et il s’éteint au moment même
où on lui rappelle les promesses du Christ vainqueur, le 24 novembre
1572.
Le surlendemain de ses obsèques, le régent Morton prononce
en une seule phrase son oraison funèbre: «Ci-gît un
homme qui n’a jamais craint ni flatté personne.» John
Knox ne craignait en effet que Dieu et savait que le message, quand il
s’agit de l’Ecriture sainte, importe plus que le messager.
Il est considéré comme un des réformateurs les plus
intrépides.
Sources: La Réforme, vous connaissez? de Gabriel Mützenberg;
L’Eglise, une esquisse de son histoire, d’Adrien Ladrierre
René Neuenschwander
20 ans de diffusion des éditions MB au Canada
Originaire de Suisse, j’habite au Canada depuis 1950, à
Québec, capitale de la province du même nom. J’ai été
envoyé là pour travailler une année ou deux à
l’agence générale des montres Omega, mais Dieu avait
pour moi d’autres plans que je ne connaissais pas.
Un monde très religieux mais qui ne connaît pas le salut
A mon arrivée, j’ai été très frappé
par le côté particulièrement religieux de cette province
en majorité francophone. A cette époque, elle était
une des régions les plus catholiques pratiquantes du monde. L’Eglise
romaine jouissait d’un grand prestige et exerçait son influence
dans toutes les sphères de la société.
Les écoles, les hôpitaux, la politique, bref, tout lui était
soumis, ou, du moins, se trouvait fortement sous son influence. Il était
presque impossible de louer un local pour y tenir des réunions
évangéliques. Nous ne pouvions même pas publier une
annonce proposant un Nouveau Testament d’édition catholique
dans le journal. Cela nous était refusé. Un jour, un de
mes amis a été frappé par la police pour avoir distribué
des traités d’évangélisation. Un autre a été
enfermé pour quelques heures jusqu’à ce qu’un
médecin anglophone intervienne en sa faveur.
Dieu a ses témoins
Malgré cette situation, Dieu avait ses témoins. Peu après
mon arrivée, j’ai fait la connaissance de quelques missionnaires
anglophones qui avaient appris le français pour annoncer l’Evangile.
Ils m’ont introduit auprès de Canadiens francophones (appelés
aujourd’hui Québécois), dont plusieurs étaient
convertis depuis peu. C’est à ce moment-là que j’ai
rencontré celle qui devait devenir plus tard mon épouse.
Le zèle et le premier amour de ces nouveaux convertis étaient
pour moi une bénédiction.
Ces amis me demandaient de faire venir de Suisse des Bibles, des recueils
de cantiques et des livres qui pourraient les aider à grandir dans
la foi. C’est ainsi que j’ai commencé à importer
des ouvrages chrétiens d’Europe.
Mes relations avec la Maison de la Bible
En 1953, lors d’une visite en Suisse, je suis allé à
la Maison de la Bible de Genève, où j’ai été
reçu par Monsieur Georges Berthoud, qui m’a encouragé
et stimulé dans mon désir de diffuser les Saintes Ecritures
et des ouvrages chrétiens.
Ces relations fraternelles et de collaboration se sont approfondies avec
Messieurs Pierre Frank et Paul-André Eicher, qui sont tous deux
venus nous rendre visite à Québec et nous ont donné
de bons conseils.
Développement du ministère
En 1963, j’ai quitté la Maison Omega pour me consacrer
entièrement à l’enseignement de la Parole et à
la diffusion de littérature chrétienne. Il serait trop long
d’énumérer tous les moyens que Dieu a utilisés
pour me former spirituellement. Je n’en citerais que deux, outre
l’exemple reçu de mes parents et l’influence du milieu
dans lequel j’ai grandi.
Tout d’abord, la maîtrise de l’anglais m’a permis
de bénéficier de la richesse de la littérature chrétienne
dans cette langue, ainsi que du ministère d’hommes de Dieu
anglophones. Ensuite, j’ai fait l’expérience que «celui
qui donne reçoit». Le fait de communiquer à d’autres
ce que j’avais compris de la Parole de Dieu m’a enrichi spirituellement.
La révolution tranquille
Dans les années 60, nous avons vécu au Québec ce
qui a été appelé «la révolution tranquille».
L’Eglise catholique a perdu beaucoup de son prestige et de son autorité.
Les «protestants», jusque-là considérés
comme des hérétiques, sont devenus des «frères
séparés». La lecture de la Bible, qui était
interdite, ou du moins fortement découragée, a été,
avec Vatican II, encouragée. On pouvait trouver des portions de
la Bible sous forme de brochures dans les supermarchés, et le Nouveau
Testament faisait partie des manuels scolaires.
A cette époque, nous avons donné ou vendu de nombreuses
publications expliquant l’Ecriture. C’est à ce moment-là,
et alors que nous avions un stand au Salon International du Livre de Québec,
que nous avons pris la raison sociale «Service d’Orientation
Biblique». Ce nom attirait l’attention des personnes qui possédaient
la Bible mais qui ne la comprenaient pas. Par la suite, nous avons pensé
changer, mais plusieurs amis nous ont encouragés à garder
cette appellation, sous laquelle nous sommes connus. Le nom «Maison
de la Bible» était déjà utilisé par
la Société Biblique Canadienne.
Des étapes marquantes
Après avoir quitté mon emploi séculier, j’étais
plus libre pour répondre à des invitations de petits groupes
de croyants disséminés à travers la province de Québec
(qui est 37 fois plus grande que la Suisse, avec à peu près
le même nombre d’habitants, et environ 3 fois plus grande
que la France). Aujourd’hui encore, les chrétiens apprécient
d’avoir, lors de conférences régionales, une table
de littérature chré tienne proposant des Bibles, du matériel
d’école du dimanche, etc. Les groupes visités se trouvent
parfois à des centaines de kilomètres de la librairie chrétienne
la plus proche. Ce sont ces visites à travers la province qui ont
contribué à faire connaître le S.O.B. Au départ,
notre dépôt de littérature se trouvait au sous-sol
de notre maison à Sainte-Foy, dans la banlieue de Québec.
En 1984, notre gendre, Jean-Paul Gosselin, s’est joint à
moi, d’abord pour m’aider dans différentes tâches
administratives et l’expédition des colis, puis comme conseiller
auprès de la clientèle. Nous avons toujours joui d’une
excellente communion spirituelle dans ce ministère. Jean- Paul
possède les aptitudes et les multiples qualités requises
pour ce travail. May-Lynn, notre fille, nous rend aussi des services très
appréciés pour certains travaux à l’ordinateur.
Sous la direction de Jean-Paul, notre rayon d’action s’est
considérablement agrandi.
Avec les années, il est devenu de plus en plus coûteux d’importer
des livres par la poste depuis l’Europe. Il fallait commander de
plus grandes quantités à la fois, et faire venir des palettes
entières dans des containers. D’autre part, les fluctuations
du change posaient aussi un problème à certains libraires.
En 1986, la Maison de la Bible/Société Biblique de Genève
nous a accordé la diffusion exclusive de ses éditions pour
le Canada, ce dont nous sommes très reconnaissants. En 1988, nous
avons pu louer un local au sous-sol d’un centre commercial, que
nous avons agrandi à plusieurs reprises. La librairie est ouverte
tous les jours, sauf le dimanche, ainsi que deux soirs par semaine jusqu’à
21 heures. Trois collaborateurs salariés à temps partiel
assistent Jean-Paul Gosselin. Le magasin est bien connu, et une grande
partie des ventes se fait par correspondance. L’activité
principale du S.O.B. est l’approvisionnement des librairies et des
nombreux comptoirs d’Eglise disséminés dans la province
de Québec et ailleurs.
A travers les années, quelques personnes ont appris à connaître
le Seigneur par ce témoignage. Des chrétiens invitent leurs
contacts à passer à la librairie, et cela nous permet de
poursuivre le travail d’évangélisation
Lorsque je travaillais dans l’horlogerie, j’ai eu l’occasion
d’avoir entre les mains une montre en or qui devait être offerte
au Prince Philippe, duc d’Edimbourg. Mais quel plus grand honneur
que d’avoir entre mes mains le livre par lequel le Roi des rois,
le Seigneur des seigneurs, se fait connaître aux hommes et les invite
à le recevoir par la foi, afin d’être avec lui pour
l’éternité!
Jean-Paul Berney
1996–2006: 10 bougies pour La Boussole
Déjà 10 ans! Eh oui, le 31 mai 1996 s’ouvrait le
point de rencontre genevois La Boussole, au 1er étage de la Maison
de la Bible. Le 28 octobre 2006, nous lui avons donc offert une belle
fête pour cet anniversaire marquant.
Nous avons choisi de louer notre Dieu d’un coeur reconnaissant sur
le thème d’Israël, pays de la Bible et de Jésus
lorsqu’il était sur la terre. 55 participants (notre capacité
maximale de places assises!) nous ont rejoints pour cet événement.
Barbara et Danilo van Woerden nous ont entraînés, à
la flûte de Pan et à la guitare, dans des mélodies
israéliennes, classiques et spirituelles. Puis, Philippe Rochat,
conférencier spécialiste d’hébreu et de la
musique dans la Bible, nous a émerveillés en nous parlant
«des racines juives de la foi chrétienne». Il était
passionnant de se pencher sur les racines des mots hébreux à
la signification profonde. Nous avons appris, par exemple, que le mot
Boussole, en hébreu matséphén, a la même racine
que tsaphan («cacher», «fermer», «trésor»),
que tsaphoun («nord», «septentrion»), et que matséphoun
qui signifie «conscience morale » et donne au pluriel matséphounim
(endroits les plus cachés). On constate la même richesse
dans les psaumes d’adoration que David interprétait sur ses
harpes. Et justement, notre orateur, qui est aussi ébéniste,
nous a apporté trois harpes de sa fabrication (six ans de travail!).
Deux lyres kinnor à dix cordes et un nèvel, une harpe angulaire
à douze cordes, dont le nom signifi e «outre», «vase».
Quels sons cristallins en sortent! «C’est sur le nèvel,
avec un murmure de kinnor, que David s’imprégnait des mélodies
que le Saint-Esprit lui communiquait, et il composait alors les psaumes
au son du kinnor, instrument construit pour recevoir l’inspiration
mélodique», nous a-ton expliqué. Si vous voulez en
savoir plus, lisez le Psaume 92:3-4, et consultez le site internet de
Philippe Rochat:
www.audioshama.com
En plus de cela, nous avions aussi un stand de produits israéliens,
tenu par Mme Jacqueline Fardel. Des Bibles en hébreu/ français,
offertes par la «Société pour la distribution des
Saintes Ecritures hébraïques», ont pu être données
aux Israélites (l’assis - tan ce en comptait quelques-uns)
ou à ceux qui pensaient pouvoir les leur remettre, afin de leur
faire connaître leur propre Livre. Ensuite, un diaporama réalisé
par Suzanne Eskandar, nous a présenté une rétrospective
des points forts de ces dix années vécues à La Boussole,
et montré les services qu’elle propose. Enfin, un goûter
israélien, composé de mets typiques, confectionnés
par l’équipe du point de rencontre (une première!),
a clôturé cette belle journée. Hmmh … Bétéavon!
(Bon appétit en hébreu). Ambiance chaleureuse et joyeuse,
odeur du café à la cardamome et du thé à la
menthe. Et coup de coeur à l’arrivée du gâteau
paré de ses dix bougies allumées, lorsque les invités
rassemblés autour ont entonné spontanément le chant
Evenou shalom alechem. Une solidarité qui stimule l’équipe,
prête à repartir pour 10 ans!
Dominique Ardellier
Mina, 100 ans, amie des MB d’Italie et de Genève
En entrant à la MB de Genève (la ville où elle
habite), Mina trouve tout «changé, élargi. Le Seigneur
a élargi l’oeuvre!»
Mina, comment se sent une croyante à 100 ans?
Jeune comme le jour où j’ai accepté le Seigneur,
à 18 ans. Notre vie a des hauts et des bas, des tempêtes
et des calmes. J’ai la sensation d’être presque arrivée
au port et je vois le phare. Je jette mes livres, mes bibelots, car je
veux partir légère!
Comment avez-vous connu le Seigneur Jésus-Christ?
Ma mère faisait l’école du dimanche. Une missionnaire
est venue présenter l’Evangile dans notre salon. Puis une
petite église est née. Je me souviens que ce jour-là,
le pasteur parlait de la résurrection de Lazare. «Sors!»
J’ai compris que je devais sortir aussi et suivre le Seigneur.
L’expérience rend-elle la vie spirituelle plus facile ou
plus difficile?
Avec l’âge, il y a des choses qui tombent, comme la vie
affective. On est moins troublé. Avoir été enseigné
par le Seigneur nous donne une vision plus large. L’expérience
me sert à aider les autres. Quand on a traversé des problèmes
avec le Seigneur, on peut dire aux autres qu’il est là avec
eux.
Est-ce que la relation avec Jésus s’approfondit, se centre
sur l’essentiel? Et qu’est-ce qui est essentiel?
Quand on marche avec Jésus, qu’il domine notre vie, on
progresse avec lui. Et quand on regarde en arrière, les discussions,
les divisions s’aplanissent, perdent leur importance. Une dame me
demandait: «N’avez-vous pas peur de vivre seule, peur de la
mort?» La paix, la sérénité que le Seigneur
me donne à la fin de ma vie touche les gens toujours pressés,
ou en train d’achever quelque chose. Ils remarquent que je ne m’affole
pas, et c’est un témoignage.
Quels ont été les passages ou les points forts de votre
vie?
Sortir de la bergerie, aller chercher les brebis perdues. Ça
a été ma passion toute ma vie! Ainsi que les amitiés:
les associations, les gens qui lisent la Bible. J’ai été
secrétaireinterprète à Milan et directrice d’une
maison d’étudiants à Florence.
Et vous avez traduit «L’Apocalypse verset par verset»
pour la MB de Gênes?
Oui, en italien. Pas pour le publier, mais en privé, pour les
employés de la MB de Gênes. Cette traduction a servi d’aide
d’étude biblique aux Italiens. J’ai aussi donné
des cours d’italien à la secrétaire de la MB, Mme
Senn.
Est-ce que la Bible, la Parole de Dieu, a une grande place dans votre
vie?
La Bible a la place «inséparable». C’est mon
livre préféré. C’est un livre fascinant, à
part de tout. En 3-4 mots, elle donne l’expérience de plusieurs
siècles! Les pages les plus belles sont écrites avec des
larmes. C’est un baume pour nos douleurs. Il faut l’écouter
comme un démuni, un mendiant qui tend la main.
Est-ce qu’on la lit pareil à 30 ans et à 100 ans?
Non, la Bible est devenue à mon âge un livre familier,
qui s’ouvre le matin pour vous donner le courage pour la journée,
et se ferme le soir avec la bénédiction de Dieu.
Un intérêt constant pour les Maisons de la Bible…
Je suis toujours intéressée par les librairies bibliques,
parce qu’il faut diffuser la Bible et de la bonne littérature.
Si vous me donnez des nouvelles des MB d’Italie, je serai très
contente. Car je connais des gens en Italie à qui j’en parlerai.
Même si, aujourd’hui, les gens sont moins portés à
la méditation, au silence, à l’édification
spirituelle… je souhaite à vous tous de continuer, en pensant
à ceux qui ont fondé ces MB avec foi et espérance.
Interview réalisée par Dominique Ardellier
Voyage en République Démocratique du Congo
Après avoir passé six années de ma vie dans ce pays
en tant que missionnaire, je m’y suis à nouveau retrouvé
treize ans après, et par deux fois!
La Société Biblique de Genève ayant été
sollicitée par l’association des Gédéons pour
organiser et coordonner la distribution des Nouveaux Testaments dans ce
pays, en juin 2006, je suis parti comme éclaireur pour une semaine,
afin d’évaluer les différentes possibilités.
Le Seigneur a mis sur mon chemin le frère Florentin Azia, qui m’a
accompagné dans toutes les démarches. Il travaille déjà
pour les cours bibliques Emmaüs et parmi les enfants des rues à
Kinshasa.
Suite à ce premier voyage, nous avons créé ensemble
une association à but non lucratif, appelée «Bible
pour tous», afin de pouvoir faciliter l’importation de Nouveaux
Testaments Gédéons et d’ouvrages chrétiens.
Alors que pour faire valider l’inscription officielle d’une
telle association par le Ministre de la Justice, il faut habituellement
plusieurs longs mois, et malgré un climat politique instable, nous
avons été très reconnaissants de pouvoir obtenir
la «personnalité civile» à la fin de l’année
2006, juste avant le changement de gouvernement.
Fin novembre, j’ai eu le privilège de faire un autre voyage,
de deux semaines cette fois, pour superviser le bon acheminement de presque
900’000 Nouveaux Testaments (environ 10’000 cartons). Il faut
préciser que chacun de ces cartons doit être porté
à bras d’homme sur les camions qui les emmènent ensuite
à destination ou vers les entrepôts des compagnies d’aviation.
Et chaque transport de cartons par camion doit être sécurisé
par un convoyeur fiable, qui assure la livraison en mains propres. Heureusement,
presque toutes les personnes impliquées possèdent un téléphone
portable, ce qui facilite grandement la communication (ce n’était
pas le cas il y a quelques années!).
Durant ce voyage, Florentin et moi avons pu rencontrer différents
responsables des «camps» Gédéons: à Kananga
(où j’ai eu le grand plaisir de revoir les frères
et soeurs parmi lesquels j’ai oeuvré avec ma famille il y
a plusieurs années), à Mbuji Mayi, ou encore à Lubumbashi.
Plusieurs séries de réunions ont aussi pu être organisées
pour l’encouragement des frères et soeurs sur place. Quelle
joie de sentir chez eux une soif pour un enseignement biblique et pratique!
Deux conte neurs de 13 m de long sont partis fin janvier de Romanel, chargés
de plus de 40 tonnes d’ouvrages chrétiens et Nouveaux Testaments.
Merci de prier afin que cette cargaison arrive bien à Boma (port
du Congo) début avril, et que le dédouanement se fasse facilement
et sans trop de frais. De là, les 2’855 cartons devront être
transférés sur deux grands camions, pour être acheminés,
avec des convoyeurs, biensûr, vers notre entrepôt à
Kinshasa. (Cela représente deux jours de route si tout va bien.)
Puis il y aura le grand travail de distribution. Merci de prier pour notre
frère Florentin, qui assure la coordination de tout ce travail.
Stefan Waldmann
Action Evangiles dans le nord de la France
Dans son désir de diffuser la Parole de Dieu, la Maison de la
Bible/Société Biblique de Genève soutient des campagnes
d’évangélisation en subventionnant des petits stocks
de Bibles ou Evangiles. Nous avons récemment eu le privilège
d’être associés à un tel projet dans la région
de Lille. Voici un petit rapport de cette action:
Nous remercions de tout coeur La Maison de la Bible pour les Evangiles
de Luc que nous avons reçus; pour notre Eglise naissante d’une
quinzaine d’adultes, cela représente une aide formidable!
Désirant offrir cet Evangile à tous les habitants de notre
région, nous avons commencé, en 2006, un colportage régulier,
qui nous a permis d’en distribuer 250 dans un premier temps.
Le projet consistait aussi en une campagne d’évangélisation,
qui a eu lieu du 14 au 23 juillet 2006. Durant dix jours, notre noyau
de chrétiens s’est engagé sur le terrain pour le colportage,
avec un repas en commun chaque jour.
Nous sommes très reconnaissants pour la couleur vive et lumineuse
de ces Evangiles, ainsi que pour leur format, qui n’est ni trop
grand ni trop petit. Dans la localité de Comines, les gens les
ont acceptés facilement. Nous leur disions clairement qu’il
s’agissait d’une partie de la Bible. Et nous avons constaté
que beaucoup s’en font une idée sans l’avoir jamais
vraiment lue! Nous leur avons expliqué qu’elle n’est
pas le livre d’une religion mais qu’elle est ce que Dieu dit
en personne aux hommes! Très souvent, les gens commençaient
par refuser, puis, finalement, ils prenaient ces livrets.
Nous avons aussi organisé des réunions en plein air à
Armentières et Houplines. Après des chants et un message
court, nous proposions des Evangiles gratuits et invitions les gens à
une projection du film Jésus.
Ces moments étaient de bonnes occasions de parler avec des personnes
religieuses ou indifférentes, et le Seigneur nous a permis de placer
de nombreux Evangiles dans les foyers. Sur l’ensemble de notre action
(colportage régulier et campagne), environ 600 ont été
offerts et acceptés! C’est donc un encouragement et un sujet
de prière! Que notre Dieu accorde de véritables rencontres
dans le secret des coeurs. Que l’ennemi ne vole pas la semence!
Notre action continue, car notre but est de toucher toutes les localités
environnantes (95 000 habitants)! Cet objectif est loin d’être
atteint, mais quelle joie de semer la Parole de Dieu! Merci encore à
vous pour ces Evangiles que nous continuons d’utiliser!
Francis et Laureine Aschbacher France Pour Christ, Houplines
Recension

Et si je n’étais pas le centre du monde…
Et si je n’étais pas le centre du monde...
Max Lucado, 176 p., Editions La Maison de la Bible, ISBN 978-2-8260-3484-1,
14.90 CHF, 11.00 EUR
Jusqu’en 1543, on croyait que la terre était le centre de
l’univers. Que tout tournait autour de nous. «Pardonnez-moi,
dit alors Copernic en pointant son doigt vers le soleil, mais voilà
le centre du système solaire. »
En nous montrant son Fils, l’Eternel Dieu déclare qu’il
l’a fait «asseoir à sa droite dans les lieux célestes,
au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance,
de toute dignité, et de tout nom qui peut être nommé»
(Eph 1:20-22). Max Lucado nous rappelle que, parfois, nous avons tendance
à l’oublier. Et si je n’étais pas le centre
du monde? «Notre mission à nous, chrétiens, est de
glorifier Christ. Nous sommes appelés à ‘refléter
la gloire du Seigneur’ (2 Cor 3:18). Nous sommes comme ‘les
agences de publicité de Dieu’, et nous lui rendons gloire
à travers tout ce qui fait notre vie.» Pour nous aider à
mieux comprendre cette réalité et à la vivre, l’auteur
nous donne, dans ce petit livre, des illustrations très concrètes.
En voici quelques-unes:
La lune
«La lune est une bonne image du rôle qui est le nôtre.
Que fait la lune? Elle ne produit aucune lumière par elle-même.
Seule, elle n’est rien d’autre qu’un rocher noir comme
de l’encre et criblé de trous. Cependant, correctement positionnée
par rapport au soleil, elle rayonne… et elle s’en contente!
… Que se passerait-il si nous acceptions simplement de refléter
le Fils? Voilà notre place.»
Le guide
Prenons l’exemple d’un guide dans une galerie d’art.
«Il conduit les visiteurs vers les chefs-d’oeuvre exposés…
‘Celui-ci est un Monet’, dit-il en se reculant pour laisser
les gens s’extasier. … ‘Ceci est un Rembrandt.’»Il
ne se met pas devant la toile, ne parle pas de lui, n’attend pas
qu’on l’applaudisse pour cette oeuvre dont il n’est
pas l’auteur! Dieu doit-il parfois nous dire: «Ne cache pas
mes chefs-d’oeuvre?»
La fille du patron
Un grand patron charge sa fille de le représenter dans son entreprise.
Premier scénario: «Donnant des ordres à tout le monde,
imposant ses exigences, interrompant les gens dans leur travail»,
cette fille déshonore son père. Comme les employés
n’ont jamais vu leur patron, ils le jugent à travers elle,
et s’en font une image négative.
Deuxième scénario: «La fille du patron prend le temps
de discuter avec les gens. Elle leur demande des nouvelles de leur famille,
leur offre du café. Les nouveaux employés sont bien accueillis.
… Elle agit sans même mentionner le nom de son père»,
mais «lorsqu’elle parle, les employés savent que c’est
en son nom. Et comme ils l’estiment beaucoup, ils estiment aussi
beaucoup son père.»
En tant qu’enfants de Dieu, «nous faisons les fonctions d’ambassadeurs
pour Christ» (2 Cor 5:20).
«Vous savez comment se termine l’histoire? … La fille
prend l’ascenseur pour se rendre dans le bureau de son père…
Il est au courant de la gentillesse et de la bonté qu’elle
a manifestées aux employés. Grâce à elle, ils
ont une plus haute opinion de leur chef.» Et là, il l’accueille
avec ces mots: «C’est bien, bon et fidèle serviteur.»
Que nous puissions faire de même. Que Dieu nous délivre de
notre égocentrisme, «afin que nous servions à la louange
de sa gloire» (Eph 1:12). «Que Dieu vous soutienne jusqu’à
ce que vous entendiez, un jour, ces mêmes paroles.»
Dominique Ardellier
Le coin du traducteur

Quand la fin approche…
Les 12 et 13 janvier 2007: voilà deux jours qui feront date dans
les annales de la Segond 21. C’est qu’ils ont permis la tenue
de la toute dernière séance de son comité d’édition!
Venus de France, de Belgique et de Suisse, docteurs, pasteurs ou enseignants,
offi- ciellement retraités ou encore en activité, armés
de dictionnaires, d’éditions des textes bibliques dans les
langues originales et modernes, d’ordinateurs portables et de…
beaucoup de bonne volonté, les différents participants se
sont vu proposer deux jours de travail et de réflexion intensifs.
Chaque journée a commencé par un moment de prière,
pour demander l’aide du Seigneur et nous rappeler que c’était
de SA Parole qu’il allait être question. Il y avait là
(de gauche à droite sur la photo) Jean- Pierre Bezin (photographe),
Viviane André, Charles Kenfack, Marc Tennevin, Jean Debonneville,
Sylvain Sanchez (absent sur la photo), Dany Pegon, André Loverini
et Cyrille Court. Participants «à distance»: Ron Bergey
et Donald Cobb.
Pour chaque problème soulevé, une question: quelle traduction
adopter qui soit la plus fidèle possible au texte tout en étant
compréhensible pour nos contemporains (et la génération
montante en particulier)? Certains choix ont paru évidents à
tous; dans d’autres cas, il a fallu de longs échanges avant
de parvenir à une décision. Mais qui a dit que la traduction
de la Bible était chose facile?
Quoi qu’il en soit, les décisions prises ont été
minutieusement répertoriées et sont en cours d’introduction
dans les textes. Merci de prier pour ces ultimes corrections et pour les
relectures destinées à repérer les dernières
coquilles. L’objectif visé est une parution de la Bible entière
sous trois formes différentes (version pour jeunes, version avec
notes minimales, version avec notes de référence) à
la fin de l’année 2007.
Viviane André
Nos lecteurs nous écrivent...
France
[N.d.l.R.: E-mail reçu par Tony Anthony, auteur de L’oeil
du tigre, livre que nous avons publié en 2006] Bonjour Tony, je
m’appelle Julien, j’ai 22 ans, et j’habite en France.
Je viens juste de terminer votre livre L’oeil du tigre. Je suis
touché par votre message. C’est vraiment une histoire passionnante.
Quand j’ai commencé à lire, je ne pouvais plus m’arrêter.
Ce livre m’a encouragé, moi qui, si souvent, agis selon ma
propre volonté, oubliant de demander à Dieu ce qu’il
en pense, pour regretter ensuite. Moi aussi, j’aime beaucoup le
sport, et je voulais commencer à pratiquer un art martial à
l’université, comme le karaté… Mais maintenant,
je suis sûr que ce que vous dites est vrai, et je ne le ferai pas.
… J’espère que votre histoire aidera de nombreuses
personnes à lever leurs yeux vers le Seul vrai Dieu, l’Eternel…
En Jésus.
J. G.
[N.d.l.R.: De la part d’une traductrice:] Merci vraiment pour
les choix que vous proposez aux lecteurs. Ce sont toujours des livres
de qualité et doctrinalement équilibrés. Chaque fois
que je traduis un livre, je me dis: «C’est le meilleur!»
et puis, quand le prochain arrive, je vois que les compassions de Dieu
se renouvellent… livre après livre! Merci. Que Dieu continue
à vous bénir.
N. S., Foix
[N.d.l.R.: L’Association «La Maison de la Bible» a
fait envoyer gratuitement 25 Bibles à cette organisation qui travaille
au Togo parmi les enfants en détresse.] Bonjour, je viens de recevoir
l’envoi de 25 Bibles. Je vous remercie pour cet envoi. Nous allons
le transmettre aux enfants de l’orphelinat et ceux placés
dans les familles d’accueil qui les attendent avec impatience. Que
le Seigneur les bénisse à travers la lecture de sa Parole.
… Je vous remercie pour votre confiance, au nom de l’association
MOND’ACTION. Nous sommes très heureux de pouvoir être
lus dans votre courrier Bible-Info que je reçois régulièrement.
Merci aux nombreux donateurs, que le Seigneur les bénisse et leur
rende au centuple. Je vous joins une photo prise lors de mon séjour
au Togo avec une partie des enfants qui bénéficieront de
la Bible. Avec toutes nos salutations fraternelles.
E. G., Grand-Couronne
Dans le même cadre, nous avons pu offrir 50 Bibles à Gérard
Peilhon pour l’évangélisation des détenus des
prisons de France, ce dont il est très reconnaissant. (N.d.l.R.)
Suisse
[N.d.l.R.: Extrait d’un courrier reçu de la part de l’équipe
du «marché aux puces» à Genève, qui s’approvisionne
à La Maison de la Bible:] Chers amis, c’est le début
de l’année. Après les fêtes, il y a un petit
passage à vide, il faut reprendre courage. … Depuis le 1er
janvier, nous avons vendu 20 Bibles, 10 NT et 47 livres; et en 21 ans
de marché, 4794 Bibles, 1739 NT, 13’422 livres. Que le Seigneur
fasse de notre année à chacun une oeuvre digne de son nom!
C. L., Genève
C’est avec plaisir que je lis votre Bible-Info. … Vous encouragez
l’ouverture de nouvelles librairies et soutenez celles qui existent.
J’ai lu que vous avez un groupe de lecteurs qui «filtrent»
la littérature, et je trouve cela très important. Il y a,
dans ce domaine, de plus en plus de livres qui n’honorent pas Dieu,
mais qui séduisent ou éloignent de la foi. Il est réconfortant
de voir que vous veillez à cela. Je vous souhaite de toujours vous
laisser guider par Dieu et Sa Parole, et que cela continue de se sentir
dans Bible-Info. Avec mes meilleures salutations.
C. H., Reinach
Mémento de prière
MB Turin
Remercions pour: L’année 2006, qui a été
très importante pour les Maisons de la Bible en Italie et pour
la diffusion de la Bible, avec en particulier la parution de la Bible
Thompson, dont 6300 exemplaires ont été diffusé en
six mois. Nous avons distribué au total plus de 37’000 Bibles,
3600 Nouveaux Testaments et près de 85’000 Evangiles de Jean.
Nos ventes ont nettement progressé par rapport à l’année
précédente.
MB Zurich
Remercions pour: La protection de Dieu, car plusieurs cabinets médicaux
et magasins de notre rue ont été cambriolés en fin
d’année 2006. Prions pour: La situation financière
qui reste précaire. Dernièrement, deux commerces de notre
quartier ont dû fermer en raison d’un déficit de 30%,
le nôtre n’est «que» d’environ 10%…
MB France
Remercions pour: Les librairies en France, qui connaissent une certaine
croissance, quoique moins marquée qu’en Suisse et en Italie.
La diffusion, par contre, connait un bel essor. Prions pour: La diffusion
de nos ouvrages sur le marché séculier. Nous venons de commencer
à travailler avec un diffuseur proche des librairies religieuses
et générales. Que, par ce moyen, de nombreux coeurs en recherche
puissent être touchés.
MB Treviglio
Prions pour la nouvelle Maison de la Bible de Treviglio (près
de Bergame), dont l’inauguration a eu lieu le 3 février 2007.
Elle est gérée par Michel et Rachel Giardina. Michel, qui
est aussi pasteur, visitera régulièrement les églises
évangéliques de la région avec un stand de littérature
biblique. Dans les locaux de la MB se trouvera aussi un point de rencontre,
où seront organisées des activités sociales, culturelles
et bibliques.
MB Romanel
Remercions pour: L’année 2006, qui a enregistré
une activité générale en croissance. – Prions
pour: La finalisation de la version Segond 21, dont les différentes
déclinaisons commencent à prendre forme. D’ici la
fin de l’année, nous prévoyons la parution de différentes
versions. – La préparation de la Bible Vie Nouvelle et celle
d’une Bible avec articles historiques. – La finalisation de
la Bible d’étude MacArthur en italien et la poursuite de
la traduction allemande NGÜ. – Le programme d’éditionproduction
des livres, lui aussi, bien rempli. Fin 2006 et début 2007 nous
avons imprimé certains ouvrages par dizaines de milliers (fait
plutôt rare pour nous), vendus sans quasiment aucune marge, pour
l’évangélisation. Il s’agissait notamment de
La nativité. Pourquoi? et de L’oeil du tigre. – Les
suites des rencontres d’évangélisation organisées
en Suisse romande avec Tony Anthony, auteur de L’oeil du tigre,
du 9 au 11.02.
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