Terreur en Irak
Terreur en Irak
Carrie McDonnall
avec Kristin Billerbeck,
288 pages,
Editions Ourania,
ISBN 978-2-940335-13-8
26.90 CHF
19.50 EUR
Un livre d’une actualité brûlante et
déchirante sur l’Irak, vu à travers
l’histoire d’un couple de jeunes
missionnaires américains, travailleurs
humanitaires au Moyen-Orient. Ils
ont un coeur rempli d’amour pour
les peuples musulmans et nous
entraînent avec eux en Israël,
en Jordanie, au Soudan, en Ethiopie, au
Kurdistan et en Irak. Si vous aimez la mission,
l’aventure, les voyages, lisez ce livre, il vous
passionnera.
Pourquoi aller risquer sa
vie en Irak aujourd’hui…
…sachant que des terroristes armés de
kalachnikovs peuvent surgir à tout moment
sur la route, en pleine ville, et vous cribler de
balles! C’est justement ce qui est arrivé le
15 mars 2004 à ces cinq missionnaires. Le récit
haletant de Carrie McDonnall nous fait vivre
cette attaque en détail, avec tout le suspens,
la peur, les souffrances qui s’y rattachent.
Seule Carrie s’en sortira vivante, et dans quel
état! 22 balles et éclats d’obus ont transpercé
et fracturé son corps, du visage aux jambes.
Sa main gauche a perdu trois doigts, sans
parler des séquelles psychologiques. Mais pire
que tout, elle se retrouve veuve à 26 ans!
Ils étaient conscients des risques qu’ils
prenaient. David avait écrit dans son journal:
«Oui, c’est dangereux. Oui, nous pourrions
mourir, mais Paul a affronté ce genre de
situations… Il a obéi à son appel de partager
l’Evangile.» Le secret de David: «Pour pouvoir
concrétiser le projet qui est le mien, il me faut
mourir à moi-même et crucifier ma volonté,
afin que le Saint-Esprit puisse régner sur ma
vie.»
Comment accepter
ce genre de mort?
Carrie souligne que l’essentiel est de vivre
une vie que nous n’aurons jamais à regretter!
Celui qui est en Christ n’a pas à avoir peur
de la mort, puisqu’il sert un Dieu souverain qui
contrôle toute chose. J’ajouterai que David
n’a pas vécu longtemps, mais il a plus vécu
que la plupart des gens ordinaires. Dieu a
‘concentré’ sa vie. Carrie est convaincue
que ses coéquipiers ont été rappelés
auprès du Père parce que leur temps icibas
était terminé. Leur vie ne leur a pas été
enlevée par hasard, et elle n’a pas survécu
seulement parce qu’elle a eu de la chance.
David «voulait être là où les croyants étaient
en minorité, afin de briller comme une
lumière dans les ténèbres… Mener à bien ce
qu’il avait profondément à coeur était plus
important pour lui que sa vie.» Risqué? «Vous
pouvez trouver la mort dans un accident de la
circulation en pleine ville. Il est plus sûr d’être
au centre de la volonté de Dieu»! Carrie sait
que David et ses amis sont désormais auprès
de Jésus-Christ, Celui à qui ils ont consacré
leur vie.
Elle a du prix aux yeux de l’Eternel,
la mort de ses fidèles. Ps.116:15
Où trouver de l’aide après
un tel traumatisme?
«Une nuit, j’ai commencé à entendre des
chants. On aurait dit un choeur de gospel…
Je me suis mise à chanter. Je crois que Dieu
avait choisi ce moyen pour témoigner sa
douce compassion à son enfant qui souffrait.»
Les paroles de ce nouveau cantique sont
devenues pour elle «un chant de victoire».
Puis, Carrie a désiré deux personnes à son
chevet: un conseiller spirituel disposant d’une
expérience missionnaire interculturelle et
ayant vécu au Moyen-Orient, et quelqu’un
qui l’aide à ‘digérer’ le souvenir de cette
attaque et ses conséquences, connaissant
bien la Bible pour l’aider à comprendre ce
qui se passait en elle. «Après avoir parlé
avec le conseiller spirituel, je me sentais
chaque fois un peu plus légère.» Et «Beth
[la deuxième personne] m’a adressé des
paroles de réconfort qui m’ont aidée à vivre
mon deuil.»
Qu’en est-il du plan
de Dieu, de son but?
Pour Carrie «Dieu n’a pas été surpris par cette
attaque terroriste à Mossoul. Il n’est pas un
Dieu de désordre, il a toujours un but, même
si, parfois, nous ne le voyons pas.» «Jésus
m’avait placée sur un chemin, et c’était là
que je devais poursuivre ma course, tout
comme David, mon bien-aimé, avait achevé
la sienne en courant d’un coeur entier sur le
chemin que Christ avait choisi pour lui.»
Dominique Ardellier
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