Betty D’Allmen, une vie avec le Seigneur Betty D’Allmen, en bleu sur la photo Le 21 août dernier, notre soeur Betty D’Allmen, qui a collaboré des années durant avec
les Maisons de la Bible, est partie paisiblement rejoindre son Seigneur à l’âge de 77 ans,
suite à une longue maladie. Fille de Jules D’Allmen, missionnaire pionnier de l’Action
Biblique en Afrique du Nord, elle a consacré sa vie au service de Dieu, au Maroc, au
Sénégal, puis à la Maison de la Bible de Genève, où elle ne perdait aucune occasion
d’annoncer l’Evangile. Même lorsqu’elle a atteint l’âge de la retraite, elle a continué
à se rendre utile, particulièrement dans la correspondance avec de nombreux
Africains, ainsi qu’au sein de l’équipe
de «La Boussole». Nous adressons à sa
famille notre très vive affection. Monique
Roggo, une de nos collaboratrices qui
l’a bien connue, et Christiane Martin,
ancienne responsable de «La Boussole»,
racontent:
J’ai eu le plaisir de travailler pendant sept
ans à La Boussole avec Betty. Elle était
pour moi un exemple de fidélité: présente
à toutes les réunions de coordination et
de prière, et toujours prête à rendre service;
je pouvais compter sur elle. Au cours
de sa maladie, je lui ai souvent rendu visite;
elle m’a beaucoup apporté par son
courage. Son intérêt pour les autres m’a
interpellée; lors de nos partages, elle demandait
toujours des nouvelles d’autres
malades. Elle rechignait à parler d’ellemême,
sauf lorsqu’il s’agissait de rappeler
le souvenir de ses années de ministère
en Afrique. Betty était aussi une spécialiste
du couscous, et nous avons eu l’occasion
de passer de bons moments de
convivialité autour de sa table.
Christiane Martin
Betty, toujours de bonne humeur, aimait
venir à la Maison de la Bible de Genève.
Elle s’asseyait à son bureau pour répondre
aux lettres de ses chers frères et soeurs
africains, mais ne manquait pas de nous
proposer son aide lorsque nous en avions
besoin. Parfois surprise, attristée de certains
changements, elle en parlait, puis
s’en accommodait. Les pauses-café
étaient plutôt «salées» pour Betty, et c’est
donc avec du salami et du fromage
que nous fêtions son anniversaire et que
nous avons marqué son départ à la «retraite
». Betty, pour moi personnellement,
c’est le souvenir de multiples invitations
à partager un repas ensemble. Durant
ces moments, j’en profitais pour lui poser
mes questions sur l’histoire de l’Action Biblique
et des Maisons de la Bible, et c’est
avec joie qu’elle racontait. Betty, c’est
aussi le souvenir d’une femme joyeuse
jusque dans la maladie, que j’ai eu le
privilège de revoir deux semaines avant
son décès. Rien ne l’empêchait d’aimer
son Sauveur et de parler de lui.
Monique Roggo
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